Survivre à une attaque terroriste : protocole Fuir, Barricader, Combattre

Par Le citoyen prévoyant - Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Survivre à une attaque terroriste : protocole Fuir, Barricader, Combattre
Survivre à une attaque terroriste : protocole Fuir, Barricader, Combattre

Le 22 mars 2024, quatre terroristes armés ont pris d’assaut le Crocus City Hall, salle de concert en banlieue de Moscou. Les assaillants ont ouvert le feu à l’arme automatique et lancé des engins incendiaires sur la foule, provoquant l’incendie du bâtiment. L’attaque a coûté la vie à 143 personnes et en a blessé des centaines d’autres.

Une partie significative des décès résulte de l’inhalation de fumée. D’autres victimes ont été piétinées dans la panique. Les survivants ont en commun d’avoir surmonté la désorientation initiale, maintenu leur sang-froid et agi de façon décisive — fuir par les sorties de secours, rester bas face à la fumée, aider ceux qui pouvaient l’être sans compromettre leur propre survie.

Ces événements illustrent une réalité documentée dans la littérature sur les urgences de masse : la préparation psychologique et la connaissance des protocoles de survie font une différence réelle et mesurable. Cet article présente ces protocoles, adaptés au contexte canadien et québécois.

Note préliminaire : les situations de tir actif et d’attaque terroriste sont des urgences rares mais documentées. Les recommandations présentées ici s’appuient sur les protocoles officiels reconnus — notamment ceux de la GRC, de Sécurité publique Canada et de la Croix-Rouge canadienne. Elles ne constituent pas un avis juridique. Les lois sur la légitime défense et le port d’objets varient selon les circonstances — consultez un professionnel du droit pour toute question juridique spécifique.

L’attaque de Moscou : les leçons des survivants

L’analyse des témoignages de survivants de l’attaque du Crocus City Hall révèle des comportements cohérents chez ceux qui ont réussi à s’extraire. Ces comportements ne sont pas innés — ils reflètent des décisions rapides prises dans les premières secondes, avant que la panique collective ne s’installe pleinement.

Personnel d'urgence près du Crocus City Hall après l'attaque terroriste de mars 2024

Ce que les survivants ont fait

  • Réagi immédiatement sans attendre de comprendre la situation complète
  • Identifié une sortie de secours et s’y dirigé sans hésitation
  • Resté bas face à la fumée en progressant vers la sortie
  • Laissé leurs affaires derrière eux sans hésitation
  • Guidé les personnes désorientées vers les sorties quand c’était possible sans se compromettre

Ce qui a coûté des vies

  • Le biais de normalité — attendre de comprendre ce qui se passe avant d’agir
  • La paralysie par la panique collective
  • Se diriger vers les sorties principales au lieu des sorties de secours (embouteillage mortel)
  • Se relever dans un environnement enfumé
  • Tenter de récupérer des effets personnels

La leçon fondamentale : les quelques secondes qui suivent le déclenchement d’un incident sont déterminantes. Le cerveau sous stress aigu bascule vers des comportements automatiques — ce qui signifie que les comportements pratiqués à l’avance (même mentalement) ont une chance d’être activés, alors que les décisions raisonnées prennent trop de temps.

Le protocole Fuir — Barricader — Combattre

Le protocole Fuir-Barricader-Combattre est le cadre recommandé par la GRC, Sécurité publique Canada et de nombreux corps de police canadiens pour réagir à un incident de tir actif ou d’attaque terroriste. Il est appliqué en ordre de priorité strict : on ne passe à la phase suivante que si la précédente est impossible.

Phase 1

Fuir

Priorité absolue. Si une voie d’évacuation est disponible, fuir immédiatement. Ne pas attendre que la situation soit confirmée. Ne pas récupérer ses affaires. Quitter le bâtiment et s’éloigner.

Phase 2

Se barricader

Si la fuite est impossible. Trouver une pièce solide, barricader la porte, couper les communications visibles, attendre les secours. Éviter toute confrontation.

Phase 3

Combattre

Dernier recours absolu. Seulement si la vie est en danger immédiat et qu’aucune autre option n’existe. Mobilier, distracteurs, action collective — tout ce qui est disponible.

Phase 1 — Fuir : priorité absolue

Sortie de secours en situation d'urgence

Étape 1 : Identifier la source et la direction

Les premières secondes servent à évaluer deux informations critiques : d’où vient la menace, et dans quelle direction elle se déplace. Si les tirs sont lointains mais se rapprochent, fuir immédiatement dans la direction opposée en visant une sortie de secours. Si la source est proche, s’allonger d’abord et chercher à rompre la ligne de vue avant de tenter de fuir.

Étape 2 : Rompre la ligne de vue

Couverture vs dissimulation — une distinction critique : la dissimulation brise simplement la ligne de vue visuelle (une cloison, des rideaux, de la végétation). La couverture offre une protection physique contre les projectiles (murs en béton, piliers métalliques, véhicules moteur côté moteur). Les murs minces, les sièges, les cloisons de bureau ne sont pas pare-balles — ils dissimulent mais ne protègent pas. Toujours chercher la couverture réelle si possible.

Étape 3 : Fuir sans hésitation

  • Laisser toutes ses affaires : sac, téléphone, manteau, portefeuille — rien ne justifie quelques secondes de délai. Ce qui paraît cliché en situation normale devient littéralement vital sous pression.
  • Ne pas attendre les autres : si les personnes autour n’acceptent pas de partir, partir quand même. La responsabilité première est sa propre survie — on ne peut pas aider les autres depuis une position de danger.
  • Viser les sorties de secours : les sorties principales sont les premières à se congestionner. Les sorties de secours, souvent ignorées, sont généralement les voies les plus rapides. Les repérer à l’entrée de tout lieu public est une habitude à développer.
  • Mettre ses appareils en silence immédiatement : une notification ou une sonnerie peut révéler une position de cachette si la fuite n’est pas encore complète.

Étape 4 : Appeler le 911 une fois en sécurité

Appeler uniquement une fois à l’abri ou hors du bâtiment — pas pendant la fuite, où le téléphone compromet la concentration et peut révéler une position. Fournir : nombre approximatif d’assaillants, leur emplacement, leur description, et toute autre information utile pour les intervenants. Ne raccrocher que si absolument nécessaire.

Ne sortir du bâtiment que lorsque les forces de l’ordre ont sécurisé les lieux ou signalé une voie sécurisée. Sortir les mains visibles et vides — les premiers intervenants ne peuvent pas distinguer instantanément les civils des assaillants dans les premières minutes.

Phase 2 — Se barricader

Si toutes les voies d’évacuation sont coupées ou si fuir exposerait à un danger certain, se barricader est la meilleure option disponible. L’objectif est de créer un obstacle physique entre soi et la menace, de couper toute visibilité depuis l’extérieur, et d’attendre les secours.

Bâtiment en feu - importance des sorties de secours

Choisir et sécuriser la pièce

  • Pièce avec porte solide : préférer les pièces intérieures sans fenêtres donnant sur l’extérieur, ou avec des fenêtres sur des issues de secours potentielles. Éviter les pièces dont la porte ne se verrouille pas.
  • Barricader la porte : verrouiller si possible, puis bloquer avec tout le mobilier lourd disponible — bureaux, classeurs, chaises empilées. L’objectif est de ralentir ou décourager une entrée forcée, pas nécessairement de l’empêcher indéfiniment.
  • Couper les signaux visuels et sonores : éteindre les lumières, se placer hors de l’axe des fenêtres ou des fenêtres de porte, mettre tous les appareils en silence.
  • Se positionner stratégiquement : ne pas se regrouper tous dans le même angle — se disperser pour réduire l’efficacité d’une éventuelle intrusion. Rester à distance de la porte.

Faire le mort ne garantit rien. Cette stratégie peut fonctionner dans certains scénarios mais ne constitue pas un protocole fiable — un assaillant déterminé peut cibler des personnes immobiles. Se concentrer sur le fait de faire le mort peut aussi faire rater une fenêtre d’opportunité pour fuir si elle se présente. La barricade dans une pièce fermée est plus fiable que l’immobilité dans un espace ouvert.

Phase 3 — Combattre : dernier recours

Cette phase ne s’active que dans une seule situation : la vie est en danger immédiat, la fuite est impossible, la barricade a été compromise, et l’inaction garantit un dommage grave. C’est le dernier recours — pas une option parmi d’autres.

Le cadre légal québécois

Au Canada, la légitime défense est encadrée par l’article 34 du Code criminel — elle est reconnue, mais soumise à une évaluation de la proportionnalité et des circonstances. Porter une arme à feu en public est illégal sans autorisation spécifique. La priorité absolue reste la fuite et la barricade — le combat ne s’envisage que lorsque ces options sont épuisées.

Ce que la loi permet de porter — et ses limites

Objets légaux pouvant avoir une valeur défensive

  • Couteau utilitaire pliant ordinaire (non automatique) — légal comme outil, contexte et intention déterminants
  • Répulsif à ours (étiqueté animaux uniquement) — légal pour cet usage ; son utilisation sur un humain constitue une zone grise légale
  • Alarme personnelle sonore — légale, peut désorienenter et attirer l’attention
  • Lampe de poche tactique — légale, peut éblouir temporairement
  • Canne ou bâton de marche — légal

Objets prohibés au Canada — contrairement aux idées reçues

  • Gaz poivré / spray OC — prohibé comme arme au Canada (Code criminel)
  • Taser / pistolet paralysant — prohibé
  • Matraque télescopique — prohibée
  • Couteau à ouverture automatique (par gravité, ressort, bouton) — prohibé
  • Nunchaku — prohibé

L’environnement immédiat comme ressource défensive

Dans un espace public, l’environnement lui-même offre des ressources défensives potentielles. En dernier recours absolu :

  • Mobilier : chaises, tables, extincteurs, classeurs — peuvent servir à ralentir, déséquilibrer ou distraire
  • Distracteurs : lancer des objets dans une direction opposée à sa fuite pour détourner l’attention
  • Portes : une porte ouverte brusquement ou fermée sur un assaillant peut créer une seconde d’avantage
  • Action collective : plusieurs personnes agissant simultanément ont un avantage significatif sur un seul assaillant — la coordination, même improvisée, multiplie l’efficacité

Engager un assaillant armé et déterminé est extrêmement dangereux. Cette phase ne s’envisage que si l’inaction garantit un résultat pire. L’objectif n’est pas de neutraliser définitivement l’assaillant — c’est de créer une opportunité de fuite ou de survie immédiate.

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Survivre à un incendie dans un bâtiment

L’attaque du Crocus City Hall a démontré que l’incendie peut être une menace aussi immédiate que l’assaillant lui-même. La majorité des décès dans les incendies de bâtiment résultent de l’inhalation de fumée, pas des flammes directes — ce qui change les priorités de survie.

Pompier dans la fumée - survie en incendie

Protocole d’évacuation en cas d’incendie

  • Palper la porte avant de l’ouvrir : utiliser le dos de la main — si la porte ou la poignée est chaude, l’incendie est de l’autre côté. Trouver une autre issue.
  • Rester bas : la fumée et la chaleur montent. Ramper ou rester courbé près du sol maintient l’accès à l’air le plus respirable et améliore la visibilité dans un environnement enfumé.
  • Escaliers uniquement — jamais les ascenseurs : les ascenseurs peuvent tomber en panne ou s’ouvrir sur un étage en feu.
  • Fermer les portes derrière soi : chaque porte fermée ralentit la progression du feu et de la fumée — protégeant ceux qui restent derrière.
  • Ne jamais aller vers le toit : c’est généralement la structure la plus exposée au feu et la plus susceptible de s’effondrer en premier.

Si toutes les issues sont coupées

Abri sur place dans une pièce fermée : scellez les espaces sous la porte avec des vêtements ou des serviettes humides pour ralentir la pénétration de fumée. Appelez le 911 et signalez votre position depuis une fenêtre. Ouvrez la fenêtre si la fumée devient irrespirable de l’intérieur — mais ne sautez pas sauf si les flammes sont dans la pièce et qu’aucune aide n’est en vue.

Si vos vêtements prennent feu

Arrêtez — Tombez — Roulez : arrêter immédiatement tout mouvement, tomber au sol en couvrant le visage avec les mains, rouler répétitivement pour étouffer les flammes. Une fois les flammes éteintes, refroidir la zone brûlée avec de l’eau froide pendant plusieurs minutes et consulter un médecin même en l’absence de brûlures visibles — l’inhalation de vapeurs toxiques peut ne pas se manifester immédiatement.

Premiers soins d’urgence sur les lieux

Soins d'urgence après une blessure sur les lieux d'une catastrophe

Aider les autres n’est envisageable que si on est soi-même en sécurité relative. La règle fondamentale : ne pas s’exposer à un danger actif pour porter secours — cela produirait une victime supplémentaire sans sauver la première. Une fois à l’abri ou hors de danger immédiat, voici les priorités.

Contrôle des hémorragies — la priorité absolue

Application d'un garrot sur un membre blessé

  • Pression directe immédiate : utiliser un tissu propre ou une compresse pour appliquer une pression ferme et constante sur la plaie. Maintenir sans relâcher — même si le tissu se sature, en ajouter un autre par-dessus sans retirer le premier. C’est l’intervention la plus efficace disponible pour la plupart des blessures.
  • Garrot en dernier recours pour les membres : efficace pour arrêter des hémorragies massives aux bras et aux jambes, mais une application incorrecte peut causer des lésions permanentes. L’utiliser seulement si la pression directe ne contrôle pas le saignement et si vous connaissez la technique. Marquer l’heure d’application.

La Croix-Rouge canadienne offre des formations en premiers soins — y compris la gestion des blessures graves — accessibles partout au Québec. Une formation de quelques heures peut faire une différence déterminante dans les minutes qui précèdent l’arrivée des secours. Trouver un cours près de chez soi.

Aider les autres à évacuer

Si vous connaissez la disposition du bâtiment et que vous êtes en sécurité relative, guider les personnes désorientées vers les sorties de secours — en particulier les personnes à mobilité réduite, les enfants et les personnes en état de choc — est une contribution réelle. Lors de l’attaque de Moscou, les témoignages font état d’un homme qui a guidé un groupe vers une sortie de secours, restant avec eux jusqu’à l’évacuation. Une connaissance même sommaire des plans d’évacuation d’un lieu peut littéralement sauver des vies.

Conscience situationnelle : se préparer avant

La préparation la plus efficace à une situation de tir actif ou d’attaque terroriste n’est pas l’équipement — c’est la conscience situationnelle développée avant l’incident. Elle permet de détecter plus tôt les signaux d’alerte et de réduire le temps de réaction au moment critique.

Trousse de premiers secours d'urgence

Habitudes à développer dans tout lieu public

  • Identifier les sorties à l’entrée : dans tout lieu public — salle de spectacle, restaurant, centre commercial, transport en commun — repérer les sorties de secours dans les premières minutes. Cette habitude se développe rapidement et ne coûte rien.
  • Évaluer l’environnement : identifier les zones de couverture réelle (piliers, murs épais) versus les zones de simple dissimulation. Repérer les obstacles potentiels à la fuite.
  • Faire confiance aux signaux d’inconfort : si quelque chose paraît anormal — comportement inhabituel, son inexpliqué, mouvement incohérent — c’est suffisant pour changer de position ou se rapprocher d’une sortie. Mieux vaut réagir à une fausse alarme que rater un signal réel.
  • Préparer mentalement la réponse : la visualisation préalable — « si quelque chose se passe ici, je vais vers cette sortie » — active des comportements plus rapides en situation réelle. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de la préparation.

Équipement de base à considérer

Quelques éléments d’un EDC (Every Day Carry) raisonnables dans le contexte canadien :

  • Trousse de premiers soins compacte : bandages, compresses, gants — dans le sac ou la voiture
  • Lampe de poche : utile dans tout scénario de panique avec coupure d’électricité
  • Chargeur de batterie externe : maintenir les communications le plus longtemps possible
  • Radio portative : les réseaux cellulaires se saturent rapidement lors d’incidents de masse
  • Formation en premiers soins valide : RCR/BLS, gestion des hémorragies — le plus utile de tous ces éléments
  • Plan familial connu de tous : point de ralliement, contact hors région, procédure en cas de séparation

Questions fréquentes

Si je suis coincé dans une pièce sans fenêtre et sans issue, que faire ?

Barricader la porte avec tout le mobilier disponible — l’objectif est de ralentir ou décourager une entrée forcée. Couper toute lumière visible depuis l’extérieur. Couper le son de tous les appareils. Se placer à distance de la porte et hors de son axe direct. Appeler le 911 à voix basse et maintenir la communication avec le répartiteur. Si plusieurs personnes sont présentes, se répartir dans la pièce plutôt que de se regrouper. Rester silencieux et attendre les instructions des forces de l’ordre.

Doit-on toujours fuir seul ou attendre son groupe ?

La règle documentée est difficile à accepter mais claire : si les membres du groupe refusent de partir ou sont incapacitants pour la fuite, partir quand même. Rester avec quelqu’un qui hésite peut coûter les deux vies. L’exception concerne les personnes dont on est directement responsable et qui ne peuvent pas fuir seules — enfants en bas âge, personnes à mobilité réduite. Dans ce cas, les inclure dans la fuite devient la priorité. Dans tous les autres cas, la responsabilité première est sa propre survie — c’est la position des protocoles officiels des corps de police canadiens.

La phase Combattre est-elle vraiment envisageable pour un civil sans formation ?

Elle est envisageable — et documentée comme ayant sauvé des vies dans plusieurs incidents réels — mais dans des conditions très spécifiques : la vie est en danger immédiat et l’inaction est certaine de produire un résultat pire. La formation préalable aux arts martiaux ou à la self-défense augmente significativement l’efficacité d’une réponse en phase 3. Sans formation, l’avantage de la surprise, de l’action collective (plusieurs personnes simultanément) et des distracteurs environnementaux (objets lancés, meubles) reste réel. Un assaillant qui doit faire face à une résistance active perd l’initiative — même brièvement, ce qui peut suffire pour créer une opportunité de fuite.

Que faire une fois la situation terminée ?

Suivre scrupuleusement les instructions des forces de l’ordre — ne pas sortir avant leur signal, mains visibles et vides. Consulter un médecin même en l’absence de blessures visibles — l’inhalation de fumée, le choc traumatique et les blessures mineures peuvent ne pas se manifester immédiatement. Contacter ses proches pour signaler sa sécurité — cela libère aussi des ressources des services d’urgence mobilisés pour les vérifications. Anticiper une réaction psychologique différée dans les jours et semaines suivants — les ressources de soutien psychologique des CLSC et des organismes communautaires sont accessibles gratuitement au Québec.

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Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Mathieu Montaroux est un expert reconnu en préparation aux situations d’urgence, en sécurité civile et en planification d’évacuation au Québec. Fort de ses expériences dans les forces armées, comme paramedic et en tant qu’analyste et gestion de risques, il accompagne depuis plusieurs années les organisations, les familles et les citoyens dans l’amélioration de leur capacité de préparation et de résilience face aux crises. Il est le fondateur de Québec Preppers, une plateforme dédiée à la préparation citoyenne responsable, à l’autonomie fonctionnelle et à la réduction des impacts humains lors de situations d’urgence plausibles. Son approche repose sur la pédagogie, la mise en pratique progressive et l’adaptation au contexte réel, en conformité avec les cadres légaux et les bonnes pratiques en sécurité civile.
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