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Études de cas

Coupure de courant 48h : ce qui bloque vraiment

Par Le citoyen prévoyant - Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
Dernière mise à jour : 20 février 2026
27 Min Read
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Coupure de courant 48h : ce qui bloque vraiment
Coupure de courant 48h : ce qui bloque vraiment
Sommaire
  • Le foyer de cette étude de cas
  • Les premières heures : ce qui se passe vraiment
  • Ce qui a bien fonctionné
  • Ce qui a posé problème : les vrais angles morts
  • Les leçons à retenir
  • Améliorations concrètes : effort minimum, impact maximum
  • Tester sans attendre : la mini-simulation
  • Points de vigilance et limites de cette étude
  • Conclusion
  • Questions fréquentes
  • Ressources et contenus complémentaires

En avril 2023, une tempête de verglas a privé plus d’un million de foyers québécois d’électricité pendant plusieurs jours. En novembre de la même année, la tempête Ciaran a mis 1,2 million de foyers français dans le noir, principalement en Bretagne et en Normandie. Deux événements différents, deux territoires différents — et pourtant, les mêmes angles morts, les mêmes moments de flottement, les mêmes lacunes révélées heure après heure.

Une coupure de 48 heures, ça paraît gérable. Et dans l’absolu, ça l’est. Mais ce que ces deux crises ont montré, c’est que la difficulté ne vient pas de la durée. Elle vient de ce qu’on découvre sur soi-même dans les premières heures : la lampe de poche introuvable, le téléphone à 20 %, le réchaud qu’on n’a jamais testé, les enfants qui s’impatientent, la température qui baisse doucement mais sûrement.

Cet article ne présente pas un foyer exemplaire. Il suit un foyer ordinaire — tel qu’il en existait des centaines de milliers ce soir-là, au Québec comme en France — pour observer ce qui s’est passé, comprendre ce qui a posé problème, et en tirer des leçons directement applicables. Là où le contexte diffère selon le territoire, c’est indiqué simplement, sans détour.

Note de méthode : le foyer présenté dans cette étude de cas est une reconstruction fictive, représentative des situations documentées lors des deux événements réels cités. Il ne s’agit pas d’un témoignage individuel, mais d’un outil pédagogique ancré dans des faits vérifiables.


Le foyer de cette étude de cas

Pour que l’analyse soit utile, le profil choisi doit être reconnaissable. Pas un foyer sur-préparé, pas un foyer négligent — un foyer moyen, avec des intentions raisonnables et des lacunes très communes.

Composition

Deux adultes actifs, deux enfants de 8 et 12 ans. Appartement en ville, troisième étage, chauffage entièrement électrique.

Niveau de préparation

Quelques bougies dans un tiroir, une trousse de premiers soins incomplète, pas de plan écrit. Stock alimentaire estimé à trois ou quatre jours, non inventorié.

Équipement disponible

Deux téléphones chargés à 60 et 40 %. Un power bank jamais rechargé depuis six mois. Une lampe de poche dont on n’est plus sûr qu’elle fonctionne.

Cuisson et chaleur

Cuisinière vitrocéramique, donc inutilisable sans courant. Pas de réchaud d’appoint. Pas de source de chaleur alternative.

Ce profil correspond à la très grande majorité des foyers urbains touchés lors des deux événements. Ce n’est pas un constat négatif — c’est simplement le point de départ réel à partir duquel les décisions ont dû être prises.

Les premières heures : ce qui se passe vraiment

Une coupure ne commence pas vraiment au moment où la lumière s’éteint. Elle commence au moment où on réalise qu’on n’est pas prêts — et ce moment arrive en général bien avant les 12 premières heures. Voici comment ces heures se déroulent dans un foyer ordinaire.

H+0 — La panne

L’électricité coupe en fin de soirée. Réaction immédiate : trouver une source de lumière. On cherche les bougies. On en trouve deux, avec un briquet dont on n’est pas certain qu’il fonctionne encore. On allume l’écran du téléphone pour s’éclairer pendant la recherche — première dépense de batterie, non anticipée.

On consulte l’application du distributeur pour évaluer la durée estimée. Les serveurs sont surchargés. La page ne charge pas. Au Québec lors du verglas d’avril 2023, le site d’Hydro-Québec a été saturé dès les premières heures ; en France pendant Ciaran, les serveurs d’Enedis ont connu le même engorgement. L’information officielle, au moment où on en a le plus besoin, est souvent la moins accessible.

H+2 — Le froid commence

La température intérieure n’a pas encore vraiment chuté, mais on commence à la sentir. En avril au Québec, les nuits descendent encore facilement sous les 5 °C malgré la saison. En novembre en Bretagne ou en Normandie, les températures nocturnes avoisinent les 8 à 10 °C — moins extrême à court terme, mais suffisant pour rendre l’appartement inconfortable dès la deuxième nuit sans chauffage.

On sort des couvertures. On commence à se demander si la situation va durer. On décide d’attendre avant de prendre des décisions — ce qui est, en soi, une décision.

H+4 — Les téléphones

Un téléphone est à 30 %. L’autre à 45 %. On cherche le power bank. Il est là, mais déchargé — il n’a pas été rechargé depuis plusieurs semaines. On cherche un câble pour brancher directement sur l’ordinateur portable, dont la batterie est à 60 %. Les câbles sont dans un tiroir avec d’autres câbles. Ça prend du temps.

Les enfants demandent à regarder quelque chose sur la tablette. La tablette est chargée à 22 %. On décide de la réserver pour les informations essentielles. Les enfants trouvent ça injuste. La tension monte légèrement.

H+8 — La question du repas

La cuisinière vitrocéramique ne fonctionne pas. Le micro-ondes non plus. Il y a de la nourriture dans le réfrigérateur, mais rien qui se mange froid facilement avec deux enfants. On réalise qu’on n’a jamais discuté de plan B pour la cuisson. On ouvre le placard pour évaluer les options non-cuites : quelques boîtes de conserve, du pain, du beurre de cacahuètes. C’est le premier inventaire alimentaire sérieux depuis des mois.

L’idée d’utiliser le barbecue vient naturellement. On l’écarte parce qu’il fait nuit et qu’il est sur le balcon — mais aussi parce qu’on se souvient vaguement avoir entendu quelque chose sur le monoxyde de carbone. Ce réflexe est le bon : lors du verglas d’avril 2023 au Québec, un rapport de santé publique a recensé 173 cas d’intoxication au monoxyde de carbone en quelques jours, principalement dus à l’utilisation de barbecues ou de génératrices en espace confiné.

Point de sécurité : aucun appareil fonctionnant à la combustion — barbecue, réchaud de camping au propane non homologué intérieur, génératrice à essence — ne doit être utilisé dans un espace fermé ou mal ventilé. Le monoxyde de carbone est inodore, incolore, et peut être fatal en moins d’une heure dans un espace confiné. Cette règle s’applique au Québec comme partout en Europe.

H+12 — La fatigue décisionnelle

Il est minuit passé. Les adultes sont fatigués. Les enfants ont du mal à s’endormir dans une chambre qui refroidit. On a pris une série de petites décisions depuis 8 heures — certaines bonnes, certaines moins — mais sans cadre, sans ordre de priorité, sans avoir anticipé quoi que ce soit. C’est exactement ça, la fatigue décisionnelle : non pas l’absence de solutions, mais l’épuisement lié au fait d’improviser chaque étape.

H+24 à H+48 — Le temps long

La deuxième nuit est plus difficile. La température intérieure a perdu plusieurs degrés. Le stock de nourriture froide est épuisé pour ce qui se mange facilement. Les téléphones sont gérés à la ration. La charge mentale s’accumule — sur les adultes en particulier, qui absorbent l’incertitude et assurent la régularité pour les enfants.

Ce n’est pas une situation de survie. Personne n’est en danger immédiat. Mais l’inconfort s’installe, la prise de décision devient plus lourde, et on commence à mesurer concrètement ce qu’on aurait dû mettre en place bien avant.

Ce qui a bien fonctionné

Une analyse honnête, ça commence par les points positifs — parce qu’ils existent, et qu’ils méritent d’être reconnus avant de parler des lacunes.

Le stock alimentaire de base était là. Mal inventorié, mal organisé, mais là. En situation dégradée, avoir de la nourriture disponible — même froide, même peu variée — représente une vraie marge. Ce foyer n’a pas manqué de nourriture pendant 48 heures, même sans cuisson.

La communication entre les deux adultes est restée fonctionnelle. Pas de panique, pas de décisions prises sous le coup de l’émotion. Les enfants ont été rassurés, même si la gestion a été plus instinctive que planifiée. C’est un point fort réel, qui tient à la relation et non à la préparation — mais qui a clairement limité la dégradation de la situation.

Le réflexe de sécurité concernant le monoxyde de carbone a été présent. On n’a pas utilisé le barbecue en intérieur. C’est banal à dire, mais les données documentées lors des crises réelles montrent que ce réflexe est loin d’être universel.

Ce qui a posé problème : les vrais angles morts

C’est ici que l’analyse devient utile. Les lacunes observées dans ce foyer sont représentatives de ce que les deux crises de 2023 ont révélé à grande échelle. Elles ne sont pas dues à de la négligence, mais à l’absence de réflexion préalable sur des scénarios très prévisibles.

La lumière : l’angle mort le plus fréquent

Deux bougies et un briquet incertain, c’est insuffisant pour éclairer un appartement pendant 48 heures avec deux enfants. Les bougies sont épuisées dès la première nuit. La lampe de poche fonctionne, mais ses piles sont à moitié usées — on s’en rend compte après 20 minutes d’utilisation. On finit par gérer avec les écrans de téléphone, au détriment de la batterie.

L’éclairage est souvent le premier besoin ignoré dans la préparation parce qu’il paraît évident. En pratique, il est le premier à faire défaut.

La chaleur : la dépendance au tout-électrique

Ce foyer n’a aucune alternative au chauffage électrique. Après 18 à 20 heures, la température intérieure a perdu 4 à 6 degrés. Ce n’est pas dangereux pour des adultes en bonne santé sur 48 heures — mais c’est inconfortable, surtout pour les enfants, et ça alourdit significativement la gestion des nuits.

En France lors de la tempête Ciaran, le même constat a été fait : les foyers 100 % électriques, sans poêle à bois ni gazinière de secours, ont été les plus fragilisés sur la durée. Ce n’est pas une critique des équipements électriques — c’est la réalité d’une dépendance unique à un seul système d’énergie.

La cuisson : aucun plan B

Cuisinière vitrocéramique, four électrique, micro-ondes. Rien ne fonctionne. Or, une partie significative du stock alimentaire de ce foyer nécessite une cuisson — pâtes, riz, légumineuses en conserve à réchauffer, plats congelés. Ce qu’on peut manger froid est disponible, mais limité et peu adapté aux enfants sur la durée.

L’absence de réchaud d’appoint homologué pour usage intérieur est l’une des lacunes les plus faciles à corriger, et pourtant l’une des plus répandues dans les foyers urbains des deux côtés de l’Atlantique.

La batterie et la communication : une chaîne de petites erreurs

Le power bank déchargé est presque anecdotique — mais il illustre quelque chose de plus profond : l’équipement de secours qui n’est jamais testé, jamais maintenu, devient rapidement un équipement inexistant. Les câbles introuvables dans un tiroir mal organisé, c’est du temps perdu sous stress. Les serveurs surchargés qui rendent l’information officielle inaccessible au pire moment — c’est une limite systémique que ni Hydro-Québec ni Enedis ne peuvent résoudre seuls en situation de crise massive.

La conséquence pratique : quand l’information externe est indisponible, c’est la préparation interne qui prend le relais. Et si cette préparation n’existe pas, on prend des décisions sans données fiables.

L’organisation familiale : rôles non définis, enfants non impliqués

Les deux adultes ont géré en improvisant, sans avoir jamais discuté de qui fait quoi lors d’une coupure prolongée. Les enfants n’avaient aucun rôle, aucune tâche, aucune explication sur ce qui se passait. Ce qui a généré de l’impatience, quelques tensions, et une charge mentale supplémentaire pour les adultes — qui devaient à la fois gérer la situation et gérer les réactions des enfants.

Donner une responsabilité simple à un enfant de 8 ou 12 ans — surveiller la lampe, tenir un journal des événements, gérer un jeu de société — n’est pas anodin. C’est une façon concrète de réduire la pression sur les adultes et de maintenir un sentiment de normalité pour les enfants.

Les leçons à retenir

Ces leçons ne sont pas des injonctions. Ce sont des observations tirées de ce cas et des deux crises réelles qui l’ont inspiré. Elles sont volontairement peu nombreuses — parce qu’une leçon appliquée vaut plus que dix leçons mémorisées.

La première heure est généralement perdue à chercher ce qu’on aurait dû savoir où trouver. La lampe, les bougies, les câbles, le power bank, les piles. Ce temps perdu dans le noir, sous stress, avec des enfants qui attendent — il est entièrement évitable avec une heure de préparation calme en amont.

L’information officielle est rarement disponible au moment où on en a le plus besoin. Pas parce que les services sont défaillants, mais parce que les crises massives saturent les systèmes. Avoir ses propres repères — une radio à piles, un plan écrit, des contacts déjà identifiés — réduit cette dépendance.

La cuisson est le besoin le plus sous-estimé dans un foyer urbain en coupure prolongée. On pense à l’eau, à la lumière, aux médicaments. On oublie souvent que la moitié du stock alimentaire ne se mange pas froid. Une solution de cuisson d’appoint simple et sécurisée change radicalement le confort sur 48 heures.

La fatigue décisionnelle s’installe plus vite qu’on ne le pense. Improviser chaque étape épuise. Un plan minimal — même une liste d’une page glissée dans un tiroir — réduit cette charge de manière significative, surtout la nuit.

Les enfants tolèrent mieux l’inconfort quand ils comprennent et participent. Une explication adaptée à l’âge et une petite responsabilité changent leur rapport à la situation. Ça ne résout pas tout, mais ça libère de l’énergie là où on en a le plus besoin.

La sécurité autour du monoxyde de carbone n’est pas optionnelle. L’improvisation en matière de chauffage ou de cuisson de secours tue. Ce n’est pas alarmiste — c’est documenté, en France comme au Québec, lors d’événements récents et prévisibles.

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Améliorations concrètes : effort minimum, impact maximum

Chaque lacune identifiée dans cette étude de cas a une réponse simple, peu coûteuse, et réalisable en une après-midi. L’objectif n’est pas de transformer son appartement en bunker — c’est de fermer les angles morts les plus évidents, un par un.

Lumière

Lampe frontale + piles de rechange

Une lampe frontale par adulte, une pour les enfants. Piles rechangées deux fois par an. Rangées toujours au même endroit, connu de tous.

Coût estimé : 15 à 35 $ / 12 à 25 €

Batterie

Power bank chargé en permanence

Un power bank de capacité suffisante (20 000 mAh minimum), rechargé au premier du mois comme une habitude. Câbles rangés avec lui, dans une pochette identifiée.

Coût estimé : 30 à 60 $ / 25 à 50 €

Cuisson

Réchaud d’appoint + combustible adapté

Un réchaud au propane ou au butane homologué pour usage en espace ventilé, avec 2 à 3 cartouches de rechange. À utiliser impérativement fenêtre ouverte ou sur un balcon.

Coût estimé : 40 à 80 $ / 30 à 70 €

Information

Radio à piles ou manivelle

Une radio portative à piles permet de suivre les informations sans dépendre des réseaux numériques. Utile également en cas de coupure cellulaire partielle.

Coût estimé : 20 à 50 $ / 15 à 45 €

Chaleur

Couvertures de survie + vêtements chauds accessibles

Couvertures de survie isothermes (2 à 3 par foyer), vêtements chauds regroupés dans un endroit connu. Solution de chaleur passive qui ne coûte presque rien et ne nécessite aucune énergie.

Coût estimé : 5 à 15 $ / 4 à 12 €

Organisation

Fiche de plan minimal — une page, un tiroir

Une feuille plastifiée avec : où est l’équipement d’urgence, qui appelle qui, quelles décisions prendre à H+0, H+6, H+24. Testée une fois en famille. Ça change tout sous stress.

Coût : 0 $

Tester sans attendre : la mini-simulation

Lire une étude de cas, c’est utile. La vivre à petite échelle, c’est révélateur. Une simulation de 4 heures — pas plus — permet de trouver les angles morts spécifiques à son propre foyer, ceux qu’aucun article ne peut anticiper à votre place.

Comment faire : choisissez un soir de semaine calme. Coupez les lumières et simulez une panne à partir de 18 h. Interdisez l’utilisation de l’électricité pendant 4 heures (éclairage, cuisson, écrans branchés). Observez ce qui manque, ce qui pose problème, ce qui fonctionne. Notez trois choses à améliorer. Ne cherchez pas la perfection — cherchez vos propres angles morts.

C’est le meilleur révélateur qui soit, parce que les lacunes d’un foyer sont toujours légèrement différentes de celles du foyer voisin. Une simulation honnête vaut dix listes de préparation génériques.

Points de vigilance et limites de cette étude

Cette étude de cas porte sur un foyer urbain, en appartement, avec deux adultes en bonne santé et deux enfants. Elle ne couvre pas les situations spécifiques des personnes dépendantes d’équipements médicaux électriques, des foyers avec des personnes à mobilité réduite, ou des environnements ruraux où l’isolement ajoute une dimension supplémentaire au scénario.

Elle ne tient pas non plus compte des contextes où la coupure serait accompagnée d’autres perturbations simultanées — réseau cellulaire dégradé, routes impraticables, commerces fermés. Ces scénarios composites existent (les deux crises de 2023 en ont produit plusieurs exemples) et méritent une analyse distincte.

Enfin, les coûts mentionnés sont indicatifs et varient selon les territoires, les marques et les points de vente. L’objectif n’est pas de prescrire des achats précis, mais d’illustrer que les améliorations les plus utiles sont rarement les plus coûteuses.

Conclusion

Ce foyer ordinaire n’a pas échoué lors de cette coupure de 48 heures. Il a traversé l’événement, comme des centaines de milliers de foyers au Québec en avril 2023 et en France en novembre 2023. Mais il l’a traversé en improvisant, sous stress, avec une charge mentale bien supérieure à ce qu’elle aurait pu être.

C’est précisément là que se situe l’espace d’amélioration : non pas dans l’acquisition de matériel sophistiqué, mais dans la mise en place de réflexes simples, testés, connus de tous les membres du foyer. Une lampe frontale au bon endroit. Un power bank chargé. Une fiche d’une page dans un tiroir. Quelques conserves supplémentaires et un réchaud homologué.

La question utile n’est pas « est-ce qu’une panne peut m’arriver ? » — les deux crises de 2023 ont répondu à ça. La question utile est : « qu’est-ce que je découvrirais sur mon propre foyer si j’éteignais la lumière ce soir ? »

Questions fréquentes

Combien de temps un appartement reste-t-il chaud sans chauffage en hiver ?

Cela dépend de l’isolation du bâtiment, de la température extérieure et du volume de l’appartement. En règle générale, un appartement bien isolé perd entre 1 et 3 °C par heure lors d’une nuit froide. Un foyer à 20 °C peut descendre à 14 ou 15 °C après 6 à 8 heures en conditions hivernales. C’est inconfortable pour des enfants en bas âge ou des personnes fragilisées, même si ce n’est pas dangereux à court terme pour des adultes en bonne santé.

Peut-on utiliser un réchaud au propane ou au butane en intérieur ?

Certains réchauds sont homologués pour une utilisation en espace ventilé — vérifiez toujours la fiche technique du fabricant. Dans tous les cas, une fenêtre ouverte est indispensable. Les réchauds de camping standards ne doivent jamais être utilisés dans une pièce fermée : ils consomment de l’oxygène et produisent du monoxyde de carbone, gaz inodore et toxique. L’idéal reste de cuisiner sur un balcon ou une terrasse, même par mauvais temps.

Que faire des aliments au réfrigérateur lors d’une coupure ?

Un réfrigérateur fermé maintient sa température pendant environ 4 heures. Un congélateur plein tient entre 24 et 48 heures. On ouvre le moins possible. Les produits laitiers, la viande et le poisson sont les plus sensibles : s’ils ont dépassé 4 °C pendant plus de 2 heures, le principe de précaution recommande de ne pas les consommer. En cas de doute, on jette. La perte alimentaire est récupérable — une intoxication, non.

Comment savoir si la coupure va durer longtemps ?

En situation de crise massive, les délais annoncés par les distributeurs sont souvent optimistes dans les premières heures, puis révisés. Lors du verglas d’avril 2023 au Québec, certains foyers ont attendu entre 5 et 10 jours avant d’être rebranchés. Lors de la tempête Ciaran en France, des foyers bretons ont été privés de courant plus d’une semaine. La règle pratique : se préparer à tenir 72 heures de façon autonome, et réévaluer ensuite selon les informations disponibles (radio à piles, voisins, points d’information locaux).

Un power bank suffit-il pour recharger les téléphones pendant 48 heures ?

Un power bank de 20 000 mAh peut recharger un smartphone moyen (3 500 à 4 500 mAh de batterie) entre 4 et 5 fois. Pour deux adultes avec un usage modéré sur 48 heures, c’est généralement suffisant — à condition que le power bank soit chargé au départ. La maintenance régulière de l’équipement de secours est aussi importante que son acquisition.

Faut-il prévenir quelqu’un lors d’une coupure prolongée ?

C’est une bonne pratique, surtout si on vit seul ou avec des personnes vulnérables. Informer un proche de sa situation (par message texto, qui consomme peu de batterie) permet d’avoir un filet de sécurité minimal. Dans les deux côtés de l’Atlantique, les crises récentes ont montré que la solidarité de voisinage — partager une source de chaleur, prêter un chargeur de voiture, faire un check-in quotidien — a souvent compensé les limites des systèmes institutionnels.

Ressources et contenus complémentaires

Au Québec

  • Info-pannes Hydro-Québec — suivi en temps réel des interruptions de service
  • Sécurité civile Québec — guides et préparation aux urgences

En France et en Europe

  • Enedis — signaler et suivre une panne
  • Service-Public.fr — droits et démarches en cas de coupure prolongée
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Mathieu Montaroux est un expert reconnu en préparation aux situations d’urgence, en sécurité civile et en planification d’évacuation au Québec. Fort de ses expériences dans les forces armées, comme paramedic et en tant qu’analyste et gestion de risques, il accompagne depuis plusieurs années les organisations, les familles et les citoyens dans l’amélioration de leur capacité de préparation et de résilience face aux crises. Il est le fondateur de Québec Preppers, une plateforme dédiée à la préparation citoyenne responsable, à l’autonomie fonctionnelle et à la réduction des impacts humains lors de situations d’urgence plausibles. Son approche repose sur la pédagogie, la mise en pratique progressive et l’adaptation au contexte réel, en conformité avec les cadres légaux et les bonnes pratiques en sécurité civile.
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