- Nourriture
- Médicaments et soins
- Sécurité, conformité et biens réglementés
- Métaux précieux et épargne
- Communications et informations
- Autres préparatifs pratiques
- Foire aux questions
- Quelle est la priorité numéro 1 en cas de perturbations majeures ?
- Quelle quantité d’eau faut-il prévoir ?
- Comment éviter la panique et les achats impulsifs ?
- Quel est le meilleur moyen de rester informé si Internet tombe ?
- Faut-il prévoir une “réserve financière” de crise ?
- Sources
Certes, nous n’espérons pas qu’une guerre mondiale éclate. Néanmoins, l’histoire et de nombreux analystes s’accordent sur un point : les conflits majeurs entraînent fréquemment des perturbations civiles (énergie, alimentation, médicaments, matériaux, transport, communications).
Plutôt que de subir, je préfère contrôler ce que je peux : mes préparatifs personnels. Comme Citoyen Prévoyant au Québec, j’anticipe les besoins fondamentaux et j’agis maintenant pour être prêt à traverser une période instable — sans panique, avec méthode.
Objectif : renforcer vos bases (eau, calories, santé, information, finances, logistique) pour tenir plusieurs jours à plusieurs semaines en cas de perturbations — sans imaginer le pire à chaque instant, mais sans naïveté non plus.
Nourriture
Je commence par les stocks alimentaires. Durant la Seconde Guerre mondiale, par exemple, la consommation quotidienne a été rationnée : les Américains ont restreint l’accès à la nourriture, chaussures, métaux, papier et caoutchouc pour donner la priorité à l’armée.
Aujourd’hui encore, il vaut mieux prévoir un stock de nourriture non périssable (conserves, riz, pâtes, légumineuses, etc.) et d’eau en quantité. Les recommandations officielles au Canada sont claires : prévoyez au moins 2 L d’eau par personne par jour, plus des aliments déshydratés ou en conserve.
Stock simple, efficace
- Conserves (légumes, viandes, soupes)
- Riz, pâtes, lentilles, légumineuses
- Bouillon en cubes, barres énergétiques
- Sel, sucre, huile (calories + conservation)
Règle d’or : la rotation
J’utilise ce qui approche de la date limite et je remplace au fil des courses. Résultat : un stock vivant, utile, et beaucoup moins coûteux que des achats “panique”.
Une réserve maison (ou en vrac) coûte souvent moins cher que des kits spécialisés, tout en offrant de la variété. L’important est d’avoir suffisamment de calories et d’eau pour tenir plusieurs jours (voire davantage) si nécessaire.
Médicaments et soins
La santé de la famille est une autre priorité. Garder un stock de médicaments peut faire une différence majeure : les recommandations gouvernementales soulignent l’intérêt de prévoir quelques semaines de prescriptions habituelles, car l’accès aux pharmacies peut devenir difficile en cas de crise.
Concrètement, je prévois une réserve des médicaments sur ordonnance (pour chaque membre de la famille) et j’ajoute des essentiels en vente libre (antidouleur, antidiarrhéique, désinfectant, etc.). Je complète avec une trousse de premiers soins réellement exploitable.
Minimum cohérent à viser :
- Médicaments sur ordonnance — au moins plusieurs semaines de traitement.
- Trousse de premiers soins complète — bandes, antiseptique, pansements, compresses, gants, masques.
- Médicaments essentiels en vente libre — analgésiques, antipyrétiques, anti-allergiques…
- Connaissances de base — premiers soins (ou notions complémentaires comme les plantes médicinales) utiles si le système est débordé.
Point critique souvent oublié
Ne stockez pas seulement du matériel : stockez des routines.
Vérifiez régulièrement les dates, la présence des items et l’emplacement (accessible, connu de tous). Une trousse introuvable ou périmée ne sert à rien.
Sécurité, conformité et biens réglementés
En contexte de crise, certains biens peuvent devenir plus difficiles à obtenir, notamment à cause des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et des priorités gouvernementales. Cela inclut parfois des produits réglementés.
Important : sur Québec Preppers, l’approche demeure responsable et citoyenne. Je n’entre pas dans des conseils d’acquisition ou de constitution de stocks de biens dangereux ou réglementés. Concentrez-vous sur ce qui améliore réellement votre sécurité : prévention, éclairage, communications, santé, entraide de voisinage, et respect des lois en vigueur.
La préparation la plus robuste, c’est souvent la plus simple : réduire sa vulnérabilité (portes/serrures, éclairage, habitudes), garder une marge d’autonomie (eau, alimentation, santé) et maintenir un plan familial clair.
Métaux précieux et épargne
Afin de préserver mon épargne en période de crise, je mets une partie de mon argent dans l’or et l’argent physiques. Ces métaux sont souvent présentés comme une valeur refuge : même si le dollar canadien perd de sa valeur en période d’inflation, l’or a historiquement mieux résisté dans certains contextes de crise.
Les banques centrales elles-mêmes renforcent parfois leurs réserves. Par exemple, en 2023, des institutions du monde entier ont acheté plus de 1 000 tonnes d’or, ce qui souligne le rôle que certains acteurs attribuent à l’or comme réserve de valeur à long terme.
Bien sûr, l’or ne permet pas de manger. Je le vois plutôt comme une assurance de pouvoir d’achat après la tempête, pas comme une solution de survie immédiate.
- Convertir une partie de vos économies en or/argent (pièces ou lingots).
- Considérez ces achats comme une épargne de secours, à conserver à l’abri. Ce patrimoine peut mieux résister là où certaines devises ou actifs peuvent souffrir (inflation, incertitudes, etc.).
Communications et informations
En situation de crise, les communications traditionnelles (Internet, téléphonie, télévision) peuvent tomber en panne. Pour ne pas être complètement coupé du monde, la radio amateur peut être utile : elle permet d’émettre et de recevoir des messages sans infrastructure commerciale.
À plus grande échelle, le gouvernement du Canada a mis en place le système « En Alerte » qui diffuse des messages d’urgence importants sur la télévision, la radio et les téléphones mobiles.
Local
Radio amateur (HAM)
Obtenir la licence et le matériel de base permet d’avoir un canal d’échange si les réseaux habituels sont perturbés. En panne générale, des relais d’informations peuvent devenir précieux.
Officiel
Système « En Alerte »
Ce service national envoie les avertissements sur télévision, radio et mobiles (météo extrême, évacuations, avertissements publics), sans dépendre d’Internet.
Conseil pratique : prévoyez un plan de communication familial simple (qui appeler, qui rejoindre hors région, point de contact, messages types) au cas où les réseaux seraient saturés.
- Radio amateur (HAM) : obtenez la licence et le matériel de base.
- Système « En Alerte » : gardez les alertes activées sur vos appareils.
- Canal de communication de secours : établissez un plan d’urgence familial avec points de contact fixes (voisins, famille hors région) au cas où les réseaux seraient saturés.
Autres préparatifs pratiques
Enfin, je passe en revue divers détails logistiques qui peuvent faire la différence dans une crise prolongée :
- Santé et hygiène : régler tout problème médical ou dentaire en suspens avant la crise (car les services peuvent être perturbés).
- Vêtements et chaussures : vêtements chauds (manteaux, gants, chapeaux, bottes) pour chaque membre de la famille. Vérifier que chaque enfant a des chaussures solides (prévoir parfois +1 pointure).
- Automobile et carburant : pneus en bon état, réparations non faites, plein de carburant dès que possible ; envisager des solutions de cuisson/chauffage adaptées à votre réalité.
- Aménagement du domicile : entretien des systèmes critiques (chauffage, etc.). Avoir lampes torche, lumière d’appoint et batteries de rechange.
- Documents essentiels : kit d’urgence avec copies de papiers d’identité, polices d’assurance, numéros d’urgence et un peu d’argent liquide.
Ces préparatifs ne prétendent pas couvrir tous les scénarios, mais ils forment un plan d’action pratique pour affronter une crise prolongée : nourriture, eau, santé, information, finances et logistique.
En adoptant cette démarche, on ne prétend pas qu’une guerre soit sûre ou imminente : c’est simplement de la prudence et de la résilience. À votre tour, posez-vous les bonnes questions : avez-vous commencé à constituer une réserve d’urgence ? Quels aspects de votre vie pourriez-vous renforcer dès maintenant pour mieux tenir tête aux imprévus ?
Foire aux questions
Quelle est la priorité numéro 1 en cas de perturbations majeures ?
Les bases : eau, calories, santé et information fiable. Sans ces piliers, tout le reste devient secondaire.
Quelle quantité d’eau faut-il prévoir ?
Les recommandations officielles au Canada indiquent au moins 2 L par personne par jour, en plus de l’eau nécessaire à certaines tâches (cuisson, hygiène).
Comment éviter la panique et les achats impulsifs ?
En bâtissant une réserve progressive : un peu à chaque épicerie, avec rotation. La préparation efficace est calme, méthodique et durable.
Quel est le meilleur moyen de rester informé si Internet tombe ?
Avoir des alternatives : radio, alertes officielles, et un plan de communication familial (contacts hors région, points de rendez-vous, messages types).
Faut-il prévoir une “réserve financière” de crise ?
Oui : une combinaison raisonnable d’épargne accessible (et un peu de liquide) peut aider à traverser les perturbations. Certains choisissent aussi des actifs de long terme, selon leur stratégie.
Sources
Recommandations officielles canadiennes sur la préparation d’urgences :
preparez-vous.gc.ca,
preparez-vous.gc.ca
Analyses historiques sur les conflits majeurs :
nationalww2museum.org
Études économiques sur l’or en temps de crise :
economicsobservatory.com,
gold.org
Expertises (approvisionnement et communication d’urgence) :
cssa-cila.org,
canada.ca
Ces informations étayent les conseils ci-dessus et montrent l’importance d’une préparation individuelle fondée sur des bases concrètes : eau, nourriture, santé, information, finances et logistique.






