- Comprendre le risque (sans dramatiser)
- Ce qui fonctionne réellement
- Les erreurs fréquentes
- Application concrète : votre plan simple en 3 phases
- 1) Avant de partir : 10 minutes qui changent tout
- 2) Quand quelque chose semble anormal : agir sans paniquer
- 3) Si l’incident est confirmé : protection + signalement + attente
- Ressources utiles (vérifier avant tout déplacement)
- À lire ensuite
Attaque en mer : comment réagir face à une tentative d’abordage
Une traversée en ferry, une mission professionnelle, une navigation côtière ou un trajet de travail peut, dans certaines régions du monde, exposer à un risque d’incident maritime. Le but n’est pas d’alimenter la peur : c’est de connaître les bons réflexes si une situation dégénère.
Contexte : la sécurité en mer repose d’abord sur des procédures professionnelles (équipage, autorités maritimes, plans du navire). Pour un passager ou un membre d’équipe non spécialisé, la priorité est simple : se mettre à l’abri, éviter l’escalade, signaler l’incident si possible, et attendre les consignes. Cet article ne remplace pas les instructions du capitaine, ni les protocoles de bord.
Comprendre le risque (sans dramatiser)
Les actes de piraterie et de vol à main armée en mer existent toujours, mais ils varient fortement selon les zones, les périodes et le contexte (mouillage, approche d’un port, routes commerciales). Les organismes du secteur maritime publient des recommandations et des mises à jour pour aider les navires à évaluer les risques et à réduire les vulnérabilités.
- Zones à surveiller : certaines routes peuvent connaître des hausses temporaires d’incidents.
- Moments sensibles : approches de ports, mouillages, nuit, faible visibilité.
- Facteurs de vulnérabilité : navire isolé, procédures floues, accès faciles, veille relâchée.
L’objectif d’un agresseur est généralement la rapidité et l’opportunité. Un navire organisé, qui applique des procédures simples (détection, retard, signalement, refuge) réduit souvent son exposition.
Ce qui fonctionne réellement
Les publications de référence du secteur maritime insistent sur une logique très pragmatique : détecter tôt, éviter si possible, retarder l’accès, signaler, se protéger. C’est la base des bonnes pratiques diffusées par plusieurs associations de l’industrie via le guide BMP Maritime Security.
- Suivre la chaîne de commandement : sur un navire, une seule source de consignes (capitaine/équipage).
- Réduire la visibilité : rester hors de vue, éviter les déplacements inutiles, limiter les lumières.
- Se regrouper : mieux vaut un groupe calme et localisable qu’une dispersion confuse.
- Aller vers un local sûr (si le navire en dispose) : un espace prévu pour protéger l’équipage.
- Signaler l’incident si un accès radio/communication existe, puis se mettre à l’abri.
Les erreurs fréquentes
Les situations d’urgence en mer sont d’abord des situations de stress. Les erreurs viennent rarement du manque de force, mais du manque de méthode.
- Improviser en solo : quitter son abri “pour voir” ou “pour aider” sans consigne augmente le danger.
- Créer du bruit et de la confusion : cris, déplacements, appels non nécessaires.
- Se focaliser sur le matériel au lieu des priorités : refuge, calme, consignes, signalement.
- Oublier l’après : choc, blessures, besoin de regroupement et de documentation.
Application concrète : votre plan simple en 3 phases
Plan en 3 phases : (1) Préparer avant la traversée, (2) Réagir au début de l’incident, (3) Se protéger jusqu’au “tout est clair”.
1) Avant de partir : 10 minutes qui changent tout
- Repérez les zones verrouillables et les chemins vers l’intérieur (sans vous disperser).
- Demandez (si approprié) : “Où se regroupe-t-on en cas d’incident ?”
- Gardez sur vous une mini-pochette étanche : eau, lampe, pièce d’identité, médication.
- Si vous êtes en mission : notez les centres d’information maritime pertinents à votre zone (ex. Golfe de Guinée / océan Indien).
2) Quand quelque chose semble anormal : agir sans paniquer
- Obéissez aux consignes de l’équipage (capitaine/chef de bord).
- Restez avec votre groupe et allez vers l’intérieur.
- Évitez d’être visible depuis l’extérieur (lumières, silhouettes aux hublots, déplacements).
3) Si l’incident est confirmé : protection + signalement + attente
- Rejoignez un local sûr si le navire en possède un, et verrouillez selon les consignes.
- Si vous avez un accès radio, suivez les procédures de signalement prévues à bord.
- Restez en attente jusqu’au signal clair de l’équipage/autorités.
Ressources utiles (vérifier avant tout déplacement)
- Guides BMP Maritime Security (bonnes pratiques internationales)
- UKMTO – formats et procédures de rapport (selon les zones)
- MDAT-GoG – informations et contact pour le Golfe de Guinée
- IMB Piracy Reporting Centre – suivi et cartographie des incidents
À lire ensuite
Position Québec Preppers : une préparation responsable, légale et progressive. L’objectif est de réduire les risques et de traverser les imprévus avec méthode — pas de rechercher l’affrontement, ni de fantasmer des scénarios.
Rédaction : Mathieu Montaroux — expert en mesures d’urgence, sécurité civile et préparation citoyenne.





