Pourquoi il est temps de dépasser le mythe des « 72 heures d’autonomie »
Depuis des années, les campagnes gouvernementales, les municipalités et les organismes de sécurité civile répètent la même consigne :
préparez-vous à être autonome pendant 72 heures en cas de catastrophe.
- Pourquoi il est temps de dépasser le mythe des « 72 heures d’autonomie »
- D’où vient le chiffre des 72 heures ?
- Terrain : les 72 heures ne tiennent pas longtemps
- Le danger du « faux sentiment de sécurité »
- Pourquoi viser 10 à 21 jours ?
- Comment étendre sa préparation à 3 semaines ?
- 1. Réserve alimentaire rotative
- 2. Eau : 3 litres par personne par jour
- 3. Énergie minimale
- 4. Plan d’évacuation et d’abri
- 5. Santé et hygiène
- 6. Communication alternative
- L’État peut aider, mais il ne viendra pas toujours en premier
- En résumé
- Ressource bonus
Mais en tant que professionnel du terrain, conseiller en mesures d’urgence et père de famille engagé, je peux te le dire clairement :
ce délai ne suffit plus.
Alors…
Faut-il prévoir 3 jours ou plutôt 21 ?
Cet article fait le point avec rigueur, exemples réels à l’appui, et t’offre des pistes concrètes pour ajuster ta préparation.
D’où vient le chiffre des 72 heures ?
Le concept vient initialement des autorités de gestion des urgences (comme Sécurité publique Canada ou la FEMA aux États-Unis).
L’idée est simple : en cas de sinistre majeur, il faut laisser au moins 72 heures aux secours pour s’organiser, mobiliser les ressources et intervenir.
Sur papier, cela semble raisonnable.
Mais la réalité du terrain, elle, est bien plus complexe.
Terrain : les 72 heures ne tiennent pas longtemps
Voici quelques exemples vécus :
- Verglas de 1998 (Québec) : des dizaines de milliers de citoyens sont restés sans électricité pendant 10 à 21 jours.
- Inondations 2017 et 2019 : dans certaines régions, aucune aide logistique n’était présente avant 4 à 5 jours.
- Tempêtes de neige au Texas (2021) : sans chauffage, eau ni courant pendant plus d’une semaine.
- Séismes en Haïti (2010) ou en Turquie (2023) : aide internationale parfois retardée de 7 à 10 jours malgré la médiatisation mondiale.
- Pénuries au Venezuela (2017–2020) : certaines familles ont attendu des mois avant d’obtenir du carburant ou des vivres.
👉 Tu vois le problème ?
Dans plusieurs de ces cas, 72 heures, ce n’était même pas le début d’une réponse sérieuse.
Le danger du « faux sentiment de sécurité »
Le principal piège des 72 heures, c’est qu’elles créent une barrière psychologique.
Beaucoup de gens pensent que s’ils ont :
- 2 boîtes de conserve,
- 1 lampe de poche,
- et quelques bouteilles d’eau,
… alors ils sont prêts.
Mais c’est une illusion.
La réalité est que les chaînes d’approvisionnement, les systèmes de communication et les capacités de déploiement peuvent mettre des jours, voire des semaines à se rétablir.
Et dans certains cas, l’aide n’arrive pas du tout.
Pourquoi viser 10 à 21 jours ?
Voici pourquoi une préparation de 21 jours devient la norme recommandée dans plusieurs cercles de résilience :
- Effondrement temporaire des réseaux logistiques (routes, essence, transport).
- Services publics instables (courant, eau, télécoms, paiements électroniques).
- Rareté des ressources et vols après quelques jours de pénurie.
- Pression sur les services d’urgence, qui priorisent les blessés, les aînés, les hôpitaux.
3 semaines, ce n’est pas extrême.
C’est lucide, réaliste et responsable.
Comment étendre sa préparation à 3 semaines ?
Voici les 6 piliers d’une autonomie réaliste de 21 jours :
1. Réserve alimentaire rotative
Conserve, déshydraté, riz, légumineuses, barres énergétiques.
Utilise une logique FIFO : First In, First Out.
2. Eau : 3 litres par personne par jour
- Réserve dans des contenants de qualité.
- Ajoute pastilles de purification ou un filtre portatif (LifeStraw, Sawyer, Berkey…).
3. Énergie minimale
- Batterie externe (powerbank).
- Lampe dynamo ou solaire.
- Petit panneau solaire portatif (15–30W).
4. Plan d’évacuation et d’abri
- Itinéraires prévus, points de rassemblement, plan de repli.
- Mode confinement possible à domicile et en mobilité.
5. Santé et hygiène
- Trousse de premiers soins élargie.
- Réserve de médicaments essentiels.
- Papier toilette, lingettes, sacs pour déchets.
6. Communication alternative
- Radio à manivelle ou NOAA.
- Code de communication en famille (pictogrammes, émoticônes, repères physiques).
L’État peut aider, mais il ne viendra pas toujours en premier
Dans les premières heures d’une crise, tu es seul.
Ce n’est pas un discours alarmiste.
C’est un principe de base en sécurité civile.
Les premiers intervenants ont des priorités, des délais, des contraintes.
Et ils doivent gérer des milliers de situations à la fois.
Alors mieux vaut te positionner comme premier répondant de ta propre cellule familiale.
Et peut-être même… aider les autres autour de toi.
En résumé
❌ 72 heures : un mythe utile pour débuter, mais largement insuffisant.
✅ 10 à 21 jours : la nouvelle norme de préparation personnelle.
Tu ne le fais pas par peur.
Tu le fais par responsabilité.
En prenant un peu d’avance,
tu offres à ta famille une sécurité réelle…
Et tu réduis la pression sur les intervenants quand le système flanche.
Ressource bonus
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