Le compostage nourrit la Terre

Par Le citoyen prévoyant - Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Le compostage nourrit la Terre
Le compostage nourrit la Terre

Le compostage repose sur une idée simple : une partie des matières organiques produites par un foyer peut retourner au sol au lieu d’être considérée comme un déchet. Épluchures, feuilles mortes, résidus du jardin et plusieurs matières carbonées peuvent être transformés progressivement en un amendement utile pour le potager, les plates-bandes et les jardinières.

Pour un foyer qui cherche à développer davantage d’autonomie, le compost présente un double intérêt : il réduit une partie des matières à évacuer et permet de récupérer localement de la matière organique pour améliorer le sol.

Le compostage ne crée pas de fertilité à partir de rien. Il permet surtout de récupérer les éléments contenus dans les matières organiques du foyer et du jardin, puis de les réintroduire dans le cycle du sol.

Qu’est-ce que le compostage ?

Le compostage est un processus biologique naturel pendant lequel des microorganismes et différents organismes du sol décomposent progressivement les matières organiques.

Le résultat final est un matériau brun ou noir, friable et présentant une odeur de terre : le compost mûr.

Pour qu’un composteur domestique fonctionne correctement, quatre éléments jouent un rôle particulièrement important :

Matière organique

Un mélange équilibré de matières riches en carbone et en azote.

Oxygène

L’aération permet aux microorganismes aérobies de travailler efficacement.

Humidité

Les matières doivent rester humides sans être saturées d’eau.

Température

L’activité biologique produit de la chaleur et la température influence la vitesse de décomposition.

La taille des morceaux joue également un rôle : des matières découpées ou broyées offrent davantage de surface aux organismes décomposeurs et se transforment généralement plus rapidement.

Pourquoi composter ?

Le Gouvernement du Québec identifie deux grandes raisons de pratiquer le compostage domestique :

  • améliorer la qualité du sol;
  • réduire la quantité de matières envoyées à l’enfouissement.

Le compost mature peut notamment contribuer :

  • à améliorer la structure du sol;
  • à favoriser son aération;
  • à améliorer la rétention de l’eau et des éléments fertilisants selon le type de sol;
  • à soutenir le développement des racines;
  • à apporter progressivement des éléments nutritifs.

Il peut également contribuer à améliorer certaines propriétés biologiques et physicochimiques du sol.

Pour un jardinier, le compost n’est pas seulement un moyen de gérer des résidus : c’est une manière de fabriquer localement un amendement à partir de matières déjà disponibles.

Compostage aérobie ou anaérobie ?

L’ancienne version de cet article présentait les deux procédés presque comme deux approches équivalentes.

Pour un composteur domestique classique, ce n’est pas réellement ce que nous cherchons.

Compostage aérobie

Le compostage domestique courant repose principalement sur des microorganismes qui utilisent de l’oxygène.

Lorsque le tas est suffisamment aéré :

  • la décomposition est généralement plus efficace;
  • les mauvaises odeurs sont limitées;
  • la température peut augmenter;
  • la matière évolue progressivement vers un compost stable.

Conditions anaérobies

Lorsque le tas manque fortement d’oxygène — par exemple parce qu’il est détrempé ou compacté — d’autres processus de décomposition prennent le relais.

On peut alors observer :

  • des odeurs désagréables;
  • une matière visqueuse ou compacte;
  • une décomposition moins adaptée au compostage domestique classique.

Dans un composteur de jardin, une odeur forte est souvent davantage un signal de déséquilibre qu’une étape normale à rechercher.

Qui travaille dans le compost ?

Le processus repose sur une communauté biologique complexe.

On peut notamment retrouver :

  • bactéries;
  • champignons;
  • actinomycètes;
  • protozoaires;
  • acariens;
  • collemboles;
  • coléoptères;
  • vers de terre lorsque les conditions le permettent.

Les populations présentes évoluent avec :

  • la température;
  • l’humidité;
  • les matières disponibles;
  • le niveau d’oxygène;
  • la maturité du compost.

L’objectif n’est donc pas de contrôler individuellement ces organismes, mais de créer les conditions leur permettant de faire le travail.

Les « bruns » : matières riches en carbone

Les matières brunes apportent principalement du carbone et contribuent également à maintenir une structure aérée.

    • Feuilles mortes
    • Paille
    • Petites brindilles
    • Copeaux de bois non traités
    • Papier journal déchiqueté
    • Carton brun non plastifié et déchiqueté
    • Plantes et fleurs sèches
    • Écales de noix

Correction importante : le fumier frais n’est généralement pas classé parmi les matières brunes. Il contient relativement beaucoup d’azote et se comporte davantage comme une matière « verte ». Son usage demande aussi certaines précautions lorsqu’il est destiné à un potager.

Les « verts » : matières riches en azote

Les matières vertes sont généralement plus humides et riches en azote.

    • Épluchures et pelures de fruits et légumes
    • Restes de fruits et légumes crus ou cuits
    • Résidus de récolte
    • Résidus de jardin frais
    • Tontes de gazon en quantité raisonnable
    • Boutures de plantes
    • Mauvaises herbes qui ne sont pas montées en graines

Attention : toutes les classifications ne sont pas universelles

C’est un point intéressant.

Certains résidus que l’on voit souvent classés comme « verts » dans les guides généralistes sont classés différemment dans le guide québécois actuel.

Le Gouvernement du Québec place notamment parmi les matières brunes :

  • le marc de café et son filtre;
  • le pain;
  • les pâtes sans sauce;
  • le riz;
  • les noyaux.

La classification exacte est moins importante que le résultat recherché : maintenir un mélange suffisamment carboné pour éviter qu’une masse de résidus humides ne se compacte et manque d’oxygène.

Quel ratio brun/vert utiliser ?

Pour un composteur domestique, le Gouvernement du Québec recommande actuellement une règle simple :

environ 2 parts de matières brunes pour 1 part de matières vertes.

Il s’agit d’une approximation pratique, pas d’une formule de laboratoire.

Vous pouvez ajuster en observant le compost.

ObservationCause possibleCorrection
Odeur forteTrop de matières humides / manque d’airAjouter des bruns et aérer
Décomposition très lenteTrop sec ou trop carbonéAjouter un peu d’eau ou des verts
Masse détrempéeTrop d’eauAjouter des matières sèches et brasser
Tas sec qui ne change presque pasHumidité insuffisanteHumidifier progressivement

Comment démarrer un composteur domestique

Le Gouvernement du Québec recommande idéalement un composteur d’environ 1 m³ lorsque l’on souhaite obtenir suffisamment de masse pour maintenir une bonne activité biologique et thermique.

1. Choisir l’emplacement

Le composteur peut être installé :

  • directement sur le sol;
  • dans un endroit présentant un minimum d’ensoleillement;
  • dans un secteur accessible toute l’année;
  • à un endroit où il est possible de retourner ou aérer les matières.

Le contact avec le sol permet également aux organismes décomposeurs de coloniser progressivement le compost.

2. Créer une première couche aérée

Une couche d’environ 5 cm de brindilles et de feuilles mortes au fond favorise l’aération initiale.

3. Ajouter les matières progressivement

Alternez les matières riches en azote et les matières riches en carbone.

Chaque apport important de résidus alimentaires humides devrait idéalement être recouvert de matière brune.

4. Aérer

Le brassage permet :

  • d’apporter de l’oxygène;
  • de répartir l’humidité;
  • de mélanger les différentes matières;
  • de réduire la formation de poches compactes.

Il n’est pas nécessaire d’imposer un calendrier absolument fixe.

Observez plutôt le compost : une masse compacte, humide ou odorante gagnera à être brassée davantage.

L’humidité : penser à une éponge essorée

Le Québec recommande environ 50 % d’humidité pour favoriser une bonne décomposition.

Il existe un test très simple.

Prenez une poignée de compost avec un gant et pressez-la :

  • si elle ne tient absolument pas ensemble, le compost peut être trop sec;
  • si elle forme une masse légèrement humide sans laisser couler d’eau, l’équilibre est probablement bon;
  • si du liquide s’écoule entre les doigts, le compost est trop humide.

Humide ne signifie pas détrempé. L’eau est nécessaire aux microorganismes, mais trop d’eau chasse l’air des espaces entre les matières.

La température : utile, mais pas obligatoire

L’ancienne version indiquait qu’un compost fonctionnant correctement devait être chaud au centre.

C’est un indicateur possible, mais pas une obligation permanente.

Un tas suffisamment volumineux et bien équilibré peut chauffer considérablement grâce à l’activité microbienne.

Mais :

  • un petit composteur peut moins chauffer;
  • l’activité ralentit fortement pendant l’hiver québécois;
  • un compost en maturation peut être beaucoup plus froid;
  • la température ambiante influence le processus.

Le Gouvernement du Québec souligne justement que le compostage extérieur devient moins efficace en hiver parce que le froid ralentit fortement la décomposition.

Combien de temps faut-il ?

L’ancienne version annonçait généralement un compost terminé en 1 à 4 mois.

C’est possible avec certains systèmes très actifs et beaucoup de gestion, mais ce n’est pas une attente raisonnable pour tous les composteurs domestiques.

Le guide québécois actuel parle plutôt d’un compost arrivé à maturité après environ 12 mois.

La durée dépend notamment :

  • du volume;
  • de la taille des matières;
  • du ratio brun/vert;
  • de l’aération;
  • de l’humidité;
  • de la saison;
  • de la fréquence des apports.

Le compostage domestique est davantage une gestion de cycle qu’une course. Si l’objectif principal est d’obtenir un amendement stable et sain, la maturité compte davantage que la vitesse.

Comment reconnaître un compost mûr ?

Le compost est généralement prêt lorsqu’il :

  • est brun foncé ou noir;
  • a une texture relativement homogène;
  • ne permet plus de reconnaître facilement la plupart des matières d’origine;
  • dégage une odeur de terre;
  • ne chauffe plus fortement après brassage.

Le Québec recommande de ne pas effectuer les plantations directement dans du compost pur.

Au potager, on peut incorporer environ 1 à 5 cm de compost dans les 15 premiers centimètres du sol. Pour les jardinières, une première utilisation peut comprendre environ un tiers de compost pour deux tiers de terreau.

Ce qu’il vaut mieux éviter dans un composteur domestique

C’est ici qu’il faut absolument distinguer le composteur domestique du bac brun municipal.

Dans un composteur de jardin, le Gouvernement du Québec recommande d’éviter :

  • viandes;
  • poissons;
  • produits laitiers;
  • excréments d’animaux;
  • huiles et matières grasses;
  • mayonnaise et sauces;
  • plantes malades;
  • mauvaises herbes montées en graines;
  • matériaux contaminés par des pesticides;
  • peinture et autres produits dangereux;
  • cendres et briquettes de barbecue.

Ces matières peuvent notamment attirer des animaux, créer des odeurs, disséminer des maladies ou favoriser la présence de graines indésirables.

Le bac brun municipal accepte davantage de choses

C’est une distinction particulièrement importante à Montréal.

Les installations municipales de traitement fonctionnent différemment d’un petit composteur résidentiel.

La Ville de Montréal accepte actuellement dans plusieurs collectes de matières organiques :

  • aliments crus ou cuits;
  • produits laitiers solides;
  • poissons et fruits de mer;
  • œufs;
  • pâtes et riz;
  • plusieurs autres résidus alimentaires.

Ces matières ne devraient pas nécessairement être transférées telles quelles dans votre composteur domestique.

« Accepté dans le bac brun » ne signifie pas automatiquement « adapté à mon composteur dans la cour ». Les procédés industriels peuvent gérer des matières qu’un compost domestique maîtrise beaucoup moins bien.

Et le fumier ?

L’ancienne liste plaçait le fumier de cheval, vache, mouton et poulet dans les matières brunes.

Je retirerais cette classification.

Le fumier constitue généralement une matière riche en azote.

Il peut avoir une valeur importante pour le compostage et l’agriculture, mais son utilisation dans un potager destiné à l’alimentation mérite une gestion appropriée, notamment en raison des microorganismes potentiellement présents lorsqu’il est frais.

Pour un composteur familial simple, il n’est absolument pas nécessaire d’ajouter du fumier pour obtenir un bon compost.

Les tontes de gazon

Les tontes fraîches sont riches en azote.

Mais une grosse masse compacte de gazon frais peut rapidement devenir :

  • très humide;
  • compacte;
  • mal aérée;
  • odorante.

Mieux vaut donc :

  • en ajouter progressivement;
  • les mélanger à des feuilles ou autres matières carbonées;
  • ou pratiquer l’herbicyclage lorsque c’est possible.

Le Québec recommande d’ailleurs les résidus de tonte dans le compost lorsque l’herbicyclage n’est pas possible.

Les mauvaises herbes

Les mauvaises herbes peuvent être compostées lorsqu’elles ne sont pas montées en graines.

Une fois les graines formées, un petit compost domestique n’atteint pas nécessairement une température suffisante et assez uniforme pour les neutraliser.

Vous risquez alors de répandre les graines avec votre compost.

Les plantes malades

Même logique.

Un compostage industriel ou un véritable compostage thermophile bien contrôlé peut atteindre des conditions très différentes de celles d’un bac résidentiel.

Pour le jardinier domestique, le Québec recommande simplement d’éviter les plantes ou feuillages malades.

Papier, carton et sciure

Ces matières peuvent fournir du carbone, mais quelques précautions sont utiles.

Privilégiez :

  • papier non plastifié;
  • carton brun;
  • sciure et copeaux provenant de bois non traité;
  • petits volumes suffisamment mélangés avec des matières humides.

Évitez :

  • bois traité;
  • bois peint;
  • matériaux contenant colles ou traitements inconnus;
  • grosses quantités de sciure compactée.

Que faire si le compost sent mauvais ?

Une mauvaise odeur signifie souvent que le tas est :

  • trop humide;
  • trop riche en matières vertes;
  • insuffisamment aéré;
  • trop compact.

La correction consiste généralement à :

  1. brasser le contenu;
  2. ajouter des matières brunes sèches;
  3. vérifier que l’eau peut s’écouler;
  4. recouvrir les nouveaux résidus alimentaires avec des bruns.

Et si rien ne se décompose ?

Le problème inverse peut se produire.

Un compost trop sec ou presque exclusivement constitué de feuilles mortes peut rester relativement inerte.

Dans ce cas :

  • ajoutez progressivement des matières vertes;
  • humidifiez;
  • réduisez la taille des gros morceaux;
  • mélangez.

Faut-il avoir deux composteurs ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est une excellente organisation.

Un système à deux bacs permet de séparer :

Compost actif

On continue d’y ajouter les résidus du foyer et du jardin.

Compost en maturation

On cesse d’y ajouter de nouvelles matières afin qu’il termine tranquillement sa transformation.

Cela facilite énormément la production d’un compost réellement mûr.

Composter en appartement

Pour les personnes sans cour, le Gouvernement du Québec mentionne notamment le vermicompostage comme solution adaptée aux espaces restreints.

Le principe consiste à utiliser des vers rouges dans un contenant aéré afin de transformer progressivement certaines matières organiques.

Il existe également :

  • la collecte municipale;
  • des installations communautaires;
  • certains composteurs collectifs.

À Montréal, certains arrondissements proposent aussi des composteurs domestiques à prix réduit.

Compostage et autonomie alimentaire

Dans une démarche de préparation citoyenne, le compost devient particulièrement intéressant lorsqu’il s’inscrit dans un système plus large :

cuisine → résidus végétaux → compost → sol → potager → nourriture → cuisine.

Le foyer récupère ainsi une partie des matières qui auraient autrement quitté le système.

Cela ne rend évidemment pas un jardin autonome.

Il faudra toujours :

  • des semences;
  • de l’eau;
  • des nutriments;
  • du temps;
  • des compétences;
  • une gestion du sol.

Mais chaque boucle que l’on peut partiellement fermer réduit un peu la dépendance à des intrants extérieurs.

La résilience domestique repose souvent moins sur l’autosuffisance complète que sur la capacité à réutiliser intelligemment ce que l’on possède déjà.

Un compost réussi n’a pas besoin d’être parfait

Il est facile de rendre le sujet intimidant avec :

  • ratios carbone/azote précis;
  • thermomètres;
  • analyses biologiques;
  • températures cibles;
  • calculs d’humidité.

Tous ces outils peuvent être utiles pour quelqu’un qui souhaite optimiser son processus.

Mais un jardinier débutant peut déjà obtenir de très bons résultats avec quatre principes :

  1. Plus de brun que de vert.
  2. Une humidité comparable à une éponge essorée.
  3. De l’air.
  4. Du temps.

Checklist rapide d’un composteur équilibré

  • Les résidus humides sont recouverts de matières brunes.
  • Le compost est humide mais ne dégouline pas.
  • L’air peut circuler.
  • Les matières sont mélangées périodiquement.
  • Il ne dégage pas d’odeur forte persistante.
  • Les gros morceaux sont raisonnablement réduits.
  • Les plantes malades et mauvaises herbes en graines sont exclues.
  • Les produits animaux et gras ne sont pas ajoutés au composteur domestique.
  • Le compost fini ressemble progressivement à de la terre.

Conclusion : rendre au sol ce qui peut réellement lui être utile

Le compostage est une pratique simple dans son principe, mais extrêmement intéressante lorsqu’on prend le temps d’en comprendre les quelques mécanismes essentiels.

Il ne s’agit pas de jeter indistinctement tous les restes alimentaires dans un bac.

Un bon composteur fonctionne grâce à un équilibre :

carbone + azote + eau + oxygène + temps.

Lorsque cet équilibre est raisonnablement respecté, des matières qui semblaient n’avoir plus aucune utilité deviennent progressivement une ressource pour le jardin.

Dans un contexte québécois, la saison impose évidemment son rythme. Le froid ralentit fortement la décomposition pendant l’hiver, puis l’activité reprend avec le réchauffement.

Il faut donc penser en cycle annuel plutôt qu’en résultat instantané.

Un composteur est finalement une petite infrastructure de résilience domestique : il réduit certains déchets, améliore le sol et permet de conserver localement une partie de la matière organique produite par le foyer.

Questions fréquentes

Quel ratio de matières brunes et vertes utiliser ?

Le Gouvernement du Québec recommande environ deux parts de matières brunes pour une part de matières vertes dans un composteur domestique.

Combien de temps faut-il pour produire du compost ?

La durée varie considérablement. Le guide québécois utilise environ 12 mois comme référence pour un compost arrivé à maturité. Un système très actif peut aller plus vite, alors que le froid ou un compost peu entretenu ralentira le processus.

Le compost doit-il être chaud ?

Pas constamment. Une montée en température peut indiquer une forte activité microbienne, surtout dans un tas suffisamment volumineux. Un petit composteur ou un compost en maturation peut toutefois rester beaucoup plus frais.

Peut-on mettre de la viande ou du fromage dans un composteur domestique ?

Le Gouvernement du Québec recommande de les éviter dans le compost domestique, notamment en raison des odeurs et des animaux qu’ils peuvent attirer. Ils peuvent cependant être acceptés dans certaines collectes municipales comme le bac brun, dont le procédé de traitement est différent.

Pourquoi mon compost sent-il mauvais ?

Une forte odeur indique souvent trop d’humidité, trop de matières riches en azote ou un manque d’aération. Ajoutez des matières brunes sèches et brassez le compost.

Peut-on composter les mauvaises herbes ?

Oui, lorsqu’elles ne sont pas montées en graines et ne présentent pas de maladie. Un petit compost domestique n’atteint pas nécessairement les températures permettant de neutraliser toutes les graines.

Sources et références

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Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Mathieu Montaroux est un expert reconnu en préparation aux situations d’urgence, en sécurité civile et en planification d’évacuation au Québec. Fort de ses expériences dans les forces armées, comme paramedic et en tant qu’analyste et gestion de risques, il accompagne depuis plusieurs années les organisations, les familles et les citoyens dans l’amélioration de leur capacité de préparation et de résilience face aux crises. Il est le fondateur de Québec Preppers, une plateforme dédiée à la préparation citoyenne responsable, à l’autonomie fonctionnelle et à la réduction des impacts humains lors de situations d’urgence plausibles. Son approche repose sur la pédagogie, la mise en pratique progressive et l’adaptation au contexte réel, en conformité avec les cadres légaux et les bonnes pratiques en sécurité civile.
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