Entre le 21 et le 23 mai 2026, une inondation s’est déclarée au Pérou. Bien que distante, cette situation rappelle l’importance de la préparation face aux sinistres hydrauliques qui menacent aussi les régions québécoises, particulièrement au printemps et lors d’épisodes pluvieux intenses.
Ce qui s’est passé
Selon le Global Disaster Alert and Coordination System (GDACS), une alerte inondation a été émise le 21 mai 2026 au Pérou, se prolongeant jusqu’au 23 mai 2026. Les premières informations indiquaient une classification en « alerte verte » selon l’échelle GDACS, suggérant un impact initial limité en termes de victimes et de déplacements de population.
Chiffres clés : Selon les autorités et GDACS (24/05/2026), aucun décès ni déplacement de population n’a été signalé dans les rapports initiaux. Cependant, les inondations peuvent révéler des impacts secondaires sur les infrastructures et les moyens de subsistance.
Leçons clés pour les citoyens
📌 Leçon 1 : Les inondations surviennent rapidement
Une inondation peut démarrer et s’intensifier en quelques heures. Au Québec, les crues printanières et les pluies torrentielles constituent des risques bien réels. La réactivité face aux alertes météorologiques peut faire la différence.
📌 Leçon 2 : Même les régions « épargnées » doivent se préparer
Une alerte verte ne signifie pas l’absence de risque pour l’avenir. Les zones à faible historique de sinistres peuvent être affectées lors d’événements climatiques exceptionnels. La préparation doit être universelle.
📌 Leçon 3 : Les impacts invisibles comptent aussi
Même en l’absence de décès immédiat, les inondations endommagent routes, réseaux d’eau et électricité, et isolent les communautés. Une auto-suffisance minimale (eau, vivres, médicaments) devient cruciale pendant les interruptions de services.
⚠️ À retenir : Les inondations sont parmi les catastrophes les plus fréquentes au Québec. Chaque ménage doit disposer d’un plan d’action et d’une trousse d’urgence adaptée avant la saison des risques.
Réflexes à adopter
- S’inscrire aux alertes de Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) pour recevoir les avertissements météorologiques en temps réel.
- Identifier les zones à risque d’inondation dans son secteur via les cartes de la Ville ou de la Municipalité et planifier une route d’évacuation.
- Préparer une trousse d’urgence contenant eau potable (2 litres par personne par jour, pour 3 jours minimum), aliments non périssables, lampe de poche, radio à piles et médicaments essentiels.
- Documenter et ranger en lieu sûr (conteneur étanche, copie numérique) les documents importants : titre de propriété, preuves d’assurance, papiers d’identité.
- Vérifier régulièrement que l’assurance habitation couvre les dégâts d’eau liés aux inondations, car cette couverture n’est pas automatique au Québec.
Se préparer maintenant
Actions concrètes :
- Contacter la Croix-Rouge Canadienne pour suivre une formation aux premiers secours et à la résilience en cas de catastrophe.
- Dresser un inventaire photo/vidéo de ses biens et stocker ces preuves dans le nuage ou chez un tiers (utile pour réclamations d’assurance).
- Établir un plan familial d’urgence : point de rassemblement, contacts d’urgence, rôles de chacun.
- Tester et renouveler régulièrement sa trousse d’urgence (tous les 6 mois ou après utilisation).
Questions fréquentes
Comment savoir si ma propriété est en zone à risque d’inondation?
Consultez les cartes de zones inondables publiées par votre municipalité ou la Ville. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès du service de l’urbanisme local. Si vous êtes en doute, contactez Protection civile Québec ou le 311 de votre région.
Mon assurance habitation couvre-t-elle les inondations?
Non automatiquement. La plupart des assurances de base excluent les inondations. Il faut souscrire un avenant ou une assurance complémentaire. Vérifiez votre contrat et parlez à votre assureur dès maintenant.
Combien de temps dois-je conserver eau et aliments d’urgence?
Un minimum de 3 jours est recommandé. L’eau en contenants hermétiques peut se conserver plusieurs années. Les aliments non périssables doivent être renouvelés selon la date d’expiration. Vérifiez votre stock deux fois par an.
Les événements survenus à l’autre bout du monde nous enseignent qu’aucune région n’est véritablement à l’abri des catastrophes naturelles. C’est en agissant maintenant, avant la crise, que nous protégeons nos proches et nos biens. La prévention n’est pas une option, c’est une responsabilité partagée.
Sources et références
- GDACS — Global Disaster Alert and Coordination System — 24/05/2026
- Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) — Alertes météorologiques
- Protection civile Québec — Ressources et planification d’urgence
- Croix-Rouge Canadienne — Formation et préparation aux urgences
Informations au moment de la publication. Consultez vos autorités locales pour les mises à jour et les conseils spécifiques à votre région.





Ce qui m’a frappée en lisant cet article, c’est l’insistance sur l’alerte « verte » au Pérou alors qu’il n’y a eu aucun décès. Dans ma pratique, j’ai vu des situations où cette absence de victimes initiales crée une fausse sécurité chez les citoyens. En 2017, j’ai accompagné des familles à Sainte-Marthe-sur-le-Lac après les inondations – même zone épargniée – et plusieurs n’avaient aucun plan d’évacuation ni trousse d’urgence préparée. L’auto-suffisance, comme le rappelle l’article avec l’eau potable et les vivres, c’est vraiment la clé. Ici au Québec, on a le printemps qui arrive vite, et concrètement, les gens attendent trop tard pour se préparer.
Ma question : combien d’entre vous avez déjà vérifié si votre assurance habitation couvre réellement les inondations, ou testé votre plan familial d’évacuation avec vos enfants?