Déraillement de train : réflexes et survie pour les passagers

Par Le citoyen prévoyant - Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Déraillement de train : réflexes et survie pour les passagers
Déraillement de train : réflexes et survie pour les passagers

Un déraillement de train est un événement rare à l’échelle statistique — et c’est précisément pour cette raison que la plupart des passagers n’ont jamais réfléchi à leur réaction en cas d’incident ferroviaire. Or les premières minutes sont celles où les décisions individuelles ont le plus d’impact sur l’issue.

Au Canada, le réseau ferroviaire transporte chaque jour des millions de passagers et des volumes considérables de marchandises, parfois en transit à travers des zones urbaines densément peuplées. Le déraillement de Lac-Mégantic en juillet 2013 — 47 morts, explosion massive au centre-ville — a rappelé que les conséquences d’un accident ferroviaire peuvent dépasser largement les occupants directs d’un convoi. Ce guide traite spécifiquement de la situation des passagers à bord d’un train lors d’un déraillement : les réflexes essentiels, les pièges à éviter, et les spécificités propres aux différents contextes d’incident.

Comprendre les risques d’un déraillement

Les causes et les dangers d’un déraillement varient selon le type de train, le contexte et les circonstances. Les connaître permet d’adapter les réflexes à la situation réelle.

Causes courantes

  • Erreurs humaines — non-respect des signaux, erreurs de conduite, fatigue
  • Défaillances techniques — usure des rails, rupture d’essieu, défaut de matériel roulant
  • Conditions météorologiques — verglas, neige abondante, fortes pluies affectant les voies
  • Obstructions sur les voies — chutes de pierres, arbres tombés, collisions avec des véhicules aux passages à niveau

Types de dangers selon le contexte

  • Chocs et impacts — blessures par décélération soudaine, projections d’objets non fixés
  • Incendies — fuites de carburant diesel, friction lors du déraillement
  • Matières dangereuses — trains de marchandises transportant des hydrocarbures, produits chimiques ou autres substances réglementées
  • Risques électriques — lignes caténaires tombées au sol, rails d’alimentation endommagés
  • Désorientation et panique — wagons basculés ou mal éclairés, surtout en tunnel

La distinction entre train de passagers et train de marchandises est importante pour les riverains — pas pour les passagers à bord. Un passager qui voyage sur un train de passagers classique n’est pas exposé aux mêmes risques de matières dangereuses qu’un riverain d’une voie fréquentée par des convois de marchandises. Cette distinction est développée dans la section sur les distances de sécurité après évacuation.

Avant le voyage : préparation simple

Choix du siège

Le positionnement dans le train influence statistiquement l’exposition aux chocs lors d’un déraillement. Les observations sur les accidents ferroviaires documentés indiquent que les wagons centraux sont généralement moins affectés que les wagons de tête et de queue — les premiers subissent l’impact frontal, les derniers peuvent être les plus instables lors d’un dérapage.

Emplacement recommandé

  • Wagon central de la rame — statistiquement moins exposé aux chocs des extrémités
  • Siège à proximité d’une issue de secours — facilite l’évacuation rapide
  • Siège face à la marche — en cas de choc frontal, la décélération projette vers l’avant ; être dos à la marche réduit l’impact sur le corps
  • Éviter les sièges directement contre des surfaces rigides sans appui-tête — risque de traumatisme cervical lors d’une décélération brutale

Repérer les équipements de sécurité

  • Issues de secours — généralement signalées par des pictogrammes verts au-dessus des portes
  • Marteaux brise-vitre — fixés sur les parois latérales à intervalles réguliers, souvent dans un boîtier rouge
  • Interphone d’urgence — permet de contacter le conducteur ou le personnel
  • Position du personnel de bord — à repérer dès l’embarquement

Préparation personnelle et EDC de transport

Regard terrain. Un voyage en train n’exige pas un équipement spécialisé — mais quelques éléments compacts dans un sac à main ou un bagage à main peuvent faire une différence significative dans les premières minutes d’un incident. La règle de base : ce qui est dans le coffre au-dessus ou en soute est inaccessible lors d’un incident. Ce qui est sous le siège ou dans le sac à main reste à portée.

Éléments utiles à avoir sur soi

  • Lampe frontale compacte — les wagons accidentés ou basculés peuvent être plongés dans l’obscurité ; les lampes de téléphone s’épuisent rapidement
  • Sifflet — signal de localisation sous les décombres ou dans l’obscurité, audible sans effort et sans consommation de batterie
  • Couverture de survie compacte — format carte de crédit disponible, utile en cas d’attente prolongée en extérieur après évacuation hivernale
  • Outil brise-vitre / coupe-ceinture — compact, clip de ceinture intégré ; les marteaux brise-vitre du train peuvent être inaccessibles si le wagon est basculé
  • Documents d’identité — à portée, pas au fond du bagage en soute
  • Téléphone chargé + batterie externe — les réseaux peuvent être saturés mais les SMS et les alertes d’urgence restent prioritaires

Tenue et état d’esprit

  • Chaussures fermées et semelles avec adhérence — les tongs ou les talons hauts compromettent une évacuation rapide sur un terrain accidenté
  • Vêtements permettant le mouvement — pas contraignants
  • Conscience situationnelle passive — noter les sorties, l’emplacement du personnel, les sons inhabituels, sans anxiété active
  • Lire les consignes de sécurité affichées dans le wagon — 2 minutes qui peuvent orienter les réflexes le moment venu

Pendant le déraillement : position et réflexes

Un déraillement dure rarement plus de quelques secondes — mais ce sont les secondes où la position du corps détermine la nature et la gravité des blessures potentielles.

Position de protection — assis

  • Se pencher en avant, tête vers les genoux si l’espace le permet
  • Croiser les mains sur la nuque pour protéger la tête et le cou
  • Si le dossier devant est proche : appuyer les avant-bras contre lui, tête dans les bras
  • Si on ne peut pas se pencher : appuyer la tête contre l’appui-tête, croiser les bras devant le visage
  • Garder les pieds à plat sur le sol — évite d’être projeté vers le bas

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Ne pas tenter de se déplacer pendant le mouvement du train — les oscillations et les chocs rendent tout déplacement risqué
  • Ne pas attraper les bagages en rack — ils peuvent devenir des projectiles
  • Ne pas regarder par les fenêtres — le verre peut se briser
  • Ne pas se lever avant que le train soit complètement immobilisé

Les secousses et bruits inhabituels précèdent parfois un incident de quelques secondes. Un bruit sourd répété sous les rails, une vibration anormale, un changement brusque de rythme : ces signaux ne justifient pas de panique, mais justifient d’adopter immédiatement la position de protection et de saisir une main courante ou un appui stable.

Après l’impact : évaluation et évacuation

Évaluation immédiate

1 — Soi-même

Auto-évaluation rapide

  • Vérifier sa propre condition physique avant d’agir — une blessure non identifiée peut s’aggraver lors d’un déplacement
  • Douleur intense, perte de sensibilité, saignement abondant : signaler sa position et attendre assistance plutôt que d’évacuer seul
  • État de choc possible sans douleur immédiate — rester conscient de ses capacités réelles

2 — Environnement

Observation du wagon

  • Fumée visible — priorité absolue à l’évacuation immédiate
  • Odeur de brûlé ou de carburant — même priorité
  • Fils électriques pendants ou étincelles — danger électrique, ne pas toucher les structures métalliques
  • Eau qui monte — wagon tombé dans un cours d’eau, évacuation immédiate
  • Absence de signes de danger immédiat — attendre les instructions du personnel ou des secours peut être la décision la plus sûre

3 — Décision

Évacuer ou attendre

  • En présence de fumée, feu, eau montante ou odeur de gaz : évacuer immédiatement sans attendre les instructions
  • En l’absence de danger immédiat : attendre les instructions du personnel ou des premiers secours si possible — les sorties improvisées dans l’obscurité ou sur voie électrifiée peuvent être plus dangereuses que d’attendre
  • En tunnel : les instructions du personnel ont une valeur particulière — ils connaissent l’état des voies et des équipements électriques

Évacuation du wagon

Procédure d’évacuation

  • Prendre les objets essentiels portables uniquement — ne pas perdre de temps à récupérer les bagages volumineux
  • Utiliser l’issue de secours la plus proche — pas nécessairement la porte d’entrée d’origine
  • Marteaux brise-vitre : frapper les coins de la vitre, pas le centre — les vitres de sécurité cassent plus facilement aux angles
  • Si le wagon est basculé sur le côté, les fenêtres deviennent des issues potentielles — les repérer sur la face supérieure accessible
  • Baisser la tête et rester sous le niveau de la fumée si présente — la fumée monte, l’air frais reste au niveau du sol
  • Aider les personnes à mobilité réduite ou les enfants seuls si cela ne met pas en danger l’évacuation générale

Danger électrique — point critique

Les caténaires (lignes aériennes d’alimentation) sont sous des tensions de 25 000 volts sur le réseau ferroviaire grande vitesse et de 1 500 à 3 000 volts sur les réseaux régionaux et banlieue. Une ligne tombée au sol peut électrifier l’ensemble du périmètre au sol dans un rayon de plusieurs mètres — le contact direct n’est pas nécessaire pour recevoir une décharge mortelle.

  • Ne jamais toucher la structure métallique du train si une ligne caténaire est tombée à proximité
  • Ne pas marcher sur les rails ou les traverses — dans certains systèmes, le troisième rail est électrifié au sol
  • Si on doit sortir avec une ligne tombée à proximité : sauter hors du wagon sans toucher simultanément le train et le sol, et s’éloigner à petits pas joints (pas de géant) pour éviter les différences de potentiel

Après l’évacuation : distances de sécurité et appel des secours

Distance de sécurité — une réponse nuancée

La distance à maintenir après l’évacuation d’un train accidenté dépend directement du type de train impliqué. Ce n’est pas une réponse unique.

Train de passagers

Le principal risque après l’évacuation d’un train de passagers est le feu de carburant diesel (moteur ou génératrice) et les explosions secondaires liées. Une distance minimale de 300 à 500 mètres du convoi est généralement suffisante pour ce type de risque — à maintenir dans la direction opposée au vent pour éviter les fumées.

Train de marchandises

Le risque est radicalement différent si le train transporte des matières dangereuses. Les wagons de matières dangereuses portent des plaques orange avec des codes UN (numéro à 4 chiffres identifiant le produit). En présence de ces plaques, la distance initiale recommandée par le Guide des mesures d’urgence (GMU) est d’au moins 300 mètres en toutes directions — et peut dépasser 1 600 mètres pour certains produits (chlore, ammoniac, hydrocarbures en grande quantité).

CANUTEC — Centre canadien d’urgence transport. En cas de déversement de matières dangereuses suite à un accident ferroviaire, CANUTEC fournit aux intervenants d’urgence les recommandations de distance et de protection en temps réel. Le numéro d’urgence est le 1-888-CANUTEC (1-888-226-8832), disponible 24h/24. Si vous êtes dans l’environnement d’un déraillement de train de marchandises avec fuites visibles, éloignez-vous dans la direction opposée au vent et laissez les intervenants d’urgence consulter CANUTEC pour les distances précises selon le produit impliqué.

Appel des secours

Informations à communiquer au 911

  • Localisation précise — nom de la voie ferrée, commune, point kilométrique si visible, repères visuels proches
  • Type de train si connu (passagers, marchandises, mixte)
  • Présence de fumée, feu, fuites visibles ou plaques de matières dangereuses
  • Nombre approximatif de blessés visibles et nature des blessures
  • Conditions d’accès au site — route accessible, terrain difficile

Après l’appel

  • Ne pas retourner vers le train — même pour récupérer des effets personnels ou pour aider si cela expose à des risques non évalués
  • Rester dans une zone accessible aux secours arrivants — signaler sa position si possible
  • Suivre les instructions des premiers intervenants à leur arrivée — leur évaluation du site prime sur les observations des passagers
  • Tenir à l’écart les personnes non impliquées — un attroupement complique l’accès des secours

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Updated: 23 avril 2026 10 h 30 min

Lac-Mégantic 2013 : leçons documentées

Le 6 juillet 2013, un convoi de 72 wagons-citernes transportant du pétrole brut s’est mis en mouvement sans conducteur et a déraillé au centre-ville de Lac-Mégantic, au Québec. L’incendie et les explosions qui ont suivi ont causé la mort de 47 personnes et détruit une large partie du centre-ville. C’est l’accident ferroviaire le plus meurtrier de l’histoire canadienne contemporaine.

Leçon 1

L’évacuation immédiate sauve des vies

Les personnes qui ont évacué rapidement dès les premières explosions ont significativement augmenté leurs chances de survie. Le délai entre le premier impact et les explosions majeures a été court — quelques minutes. Toute hésitation à évacuer en présence d’un incendie de train de marchandises représente un risque létal.

Leçon 2

La direction du vent est critique

Lors d’un incendie impliquant des hydrocarbures ou des matières chimiques, l’évacuation doit se faire perpendiculairement au vent ou dans la direction opposée — pas dans la direction de propagation des fumées et des vapeurs inflammables. Ce réflexe s’applique à tout incendie impliquant des matières dangereuses.

Leçon 3

La solidarité communautaire est une ressource

La réponse des habitants de Lac-Mégantic dans les heures suivant la catastrophe a illustré la valeur des réseaux de soutien locaux préexistants. Les personnes qui avaient des connexions dans leur communauté ont accédé plus rapidement à l’hébergement, à l’information et à l’aide concrète.

Lac-Mégantic impliquait un train de marchandises, pas un train de passagers. Les réflexes applicables aux passagers d’un train de voyageurs diffèrent sur plusieurs points — notamment sur le risque de matières dangereuses, absent dans la majorité des trains de passagers. Mais les principes d’évacuation rapide, de distance de sécurité et de suivi des directives des intervenants restent universellement valides.

Autres incidents ferroviaires canadiens documentés

Burlington (Ontario), 2012

Déraillement d’un train de passagers Via Rail lors d’une collision. Trois employés tués, plusieurs passagers blessés. Cet incident a conduit à des révisions des procédures de sécurité aux passages à niveau et à l’accélération des programmes d’installation de systèmes de contrôle automatique sur le réseau canadien.

Field (Colombie-Britannique), 2019

Déraillement d’un train de marchandises CN dans des conditions hivernales extrêmes — pente raide, conditions de glace. Trois membres d’équipage décédés. L’enquête a mis en évidence les risques spécifiques des lignes à forte déclivité en conditions météo hivernales au Canada, et a conduit à des recommandations sur les procédures de freinage en conditions froides.

Rôle des compagnies et des autorités

La sécurité ferroviaire repose sur un cadre réglementaire et technique dont les passagers peuvent bénéficier en connaissant ce qui existe — et ses limites.

Systèmes de sécurité en place

  • Contrôle automatique des trains (CAT/PTC) — systèmes de freinage automatique en cas de dépassement de vitesse ou de signal rouge
  • Inspections périodiques des voies et du matériel roulant par Transports Canada
  • Réglementation sur les matières dangereuses — identification obligatoire des wagons (plaques orange, codes UN), protocoles de sécurité renforcés
  • Plans d’urgence ferroviaires — préparés en collaboration avec les municipalités traversées par les lignes à risque

Ce que les passagers peuvent faire

  • Signaler au personnel de bord tout bruit ou comportement inhabituel du convoi — les conducteurs ne perçoivent pas toujours les anomalies depuis la cabine
  • Lire les consignes de sécurité affichées dans le wagon — elles diffèrent selon les compagnies et les types de matériel roulant
  • Porter attention aux annonces du personnel — particulièrement en cas de ralentissement ou d’arrêt non planifié
  • Ne pas bloquer les issues de secours avec des bagages volumieux

Récapitulatif

Avant

  • S’asseoir en wagon central, dos à la marche si possible
  • Repérer les issues de secours et marteaux brise-vitre
  • Avoir lampe frontale, sifflet et brise-vitre dans le sac à main
  • Chaussures fermées, documents à portée

Pendant

  • Position de protection immédiate — tête dans les bras, mains sur la nuque
  • Rester assis jusqu’à immobilisation complète
  • Ne pas tenter de récupérer les bagages pendant le mouvement

Après

  • Évaluer sa condition avant de se déplacer
  • Évacuer immédiatement si fumée, feu ou odeur de gaz
  • Éviter les structures métalliques si lignes caténaires tombées
  • Train de passagers : 300-500 m minimum
  • Train de marchandises avec plaques dangereuses : s’éloigner, direction opposée au vent, appeler le 911
  • Ne pas retourner vers le train

Questions fréquentes

Comment identifier si un train transporte des matières dangereuses ?

Les wagons transportant des matières dangereuses sont identifiés par des plaques orange rectangulaires sur leurs faces latérales et frontales. Ces plaques affichent un numéro de danger en haut (2 ou 3 chiffres indiquant le type de risque) et un numéro UN en bas (4 chiffres identifiant le produit spécifique). En tant que passager d’un train de voyageurs, vous ne serez généralement pas en présence de ces wagons. En revanche, si vous êtes riverain ou témoin d’un déraillement de train de marchandises, la présence de ces plaques orange est le signal d’une situation à risque élevé nécessitant une évacuation immédiate et éloignée, et l’appel à CANUTEC via le 911.

Que faire si le wagon est basculé sur le côté après le déraillement ?

Un wagon basculé réoriente l’ensemble des repères spatiaux. Les portes de sortie latérales peuvent devenir des trappes vers le bas — inutilisables ou dangereuses. Les fenêtres de la face supérieure deviennent les issues potentielles les plus accessibles. La procédure recommandée : évaluer d’abord quelle direction est vers le haut, repérer les fenêtres de la face supérieure, utiliser le marteau brise-vitre en frappant les angles de la vitre, évacuer par la fenêtre supérieure avec l’aide des autres passagers si nécessaire. Dans un wagon basculé, la communication entre passagers est particulièrement utile pour coordonner l’évacuation.

Doit-on aider les blessés avant d’évacuer ?

La règle de base des premiers secours s’applique : ne pas se mettre en danger pour aider les autres. En présence d’un danger immédiat (fumée, feu, odeur de gaz), l’évacuation personnelle prime. Une fois évacué et en sécurité, aider les personnes qui ne peuvent pas se déplacer seules est la démarche appropriée — en commençant par celles qui sont les plus proches de l’issue et qui nécessitent le moins d’effort pour être déplacées. Déplacer une personne blessée à la colonne vertébrale sans précautions peut aggraver ses blessures — en l’absence de danger immédiat, attendre les secours professionnels est parfois la meilleure aide qu’on puisse apporter.

Un déraillement en tunnel est-il plus dangereux qu’en plein air ?

Sur certains points, oui. En tunnel, la fumée d’un incendie ne peut pas se disperser — elle s’accumule dans l’espace confiné et réduit rapidement la visibilité et la qualité de l’air. L’évacuation est plus complexe car les seules sorties sont aux deux extrémités du tunnel ou par des sorties de secours latérales (présentes sur les tunnels modernes à intervalles réguliers). La désorientation est plus probable dans l’obscurité. En revanche, l’absence de vent limite parfois la propagation rapide du feu. En cas d’incident en tunnel, suivre les instructions du personnel de bord a une valeur particulière — ils connaissent l’emplacement des sorties de secours latérales et l’état des voies.

Les trains canadiens sont-ils obligés d’avoir des sorties de secours accessibles ?

Oui. La réglementation canadienne sur la sécurité ferroviaire (Loi sur la sécurité ferroviaire et règlements de Transports Canada) impose des exigences sur les équipements de sécurité à bord des trains de passagers : issues de secours identifiées, marteaux brise-vitre, interphones d’urgence, éclairage de secours. Les spécifications varient selon le type de matériel roulant et la date de construction. Les trains récents sur les réseaux de banlieue montréalais (Exo) et intercités (Via Rail) sont soumis à ces exigences. La vérification des équipements disponibles dans son wagon reste néanmoins une bonne pratique dès l’embarquement.

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Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Mathieu Montaroux est un expert reconnu en préparation aux situations d’urgence, en sécurité civile et en planification d’évacuation au Québec. Fort de ses expériences dans les forces armées, comme paramedic et en tant qu’analyste et gestion de risques, il accompagne depuis plusieurs années les organisations, les familles et les citoyens dans l’amélioration de leur capacité de préparation et de résilience face aux crises. Il est le fondateur de Québec Preppers, une plateforme dédiée à la préparation citoyenne responsable, à l’autonomie fonctionnelle et à la réduction des impacts humains lors de situations d’urgence plausibles. Son approche repose sur la pédagogie, la mise en pratique progressive et l’adaptation au contexte réel, en conformité avec les cadres légaux et les bonnes pratiques en sécurité civile.
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