Choisir et porter de bonnes chaussures

Par Le citoyen prévoyant - Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Choisir et porter de bonnes chaussures

On pense souvent au contenu d’un sac d’évacuation, à l’eau, à la radio ou aux premiers soins. Beaucoup moins à ce que nous portons déjà au moment où une urgence survient. Pourtant, nos chaussures et nos vêtements constituent la première couche de protection disponible : celle que nous avons sur nous avant même d’avoir accès au reste de notre équipement.

Il n’est évidemment pas nécessaire de porter des bottes de randonnée tous les jours. En revanche, comprendre les limites de ses chaussures et prévoir une solution adaptée à son environnement peut faire une réelle différence lorsqu’il faut marcher plus longtemps que prévu, traverser des débris, affronter de la pluie, du froid ou simplement rentrer chez soi autrement.

La bonne question n’est pas : « Est-ce que mes chaussures sont assez tactiques ? » Elle est beaucoup plus simple : si ma journée ne se déroule pas comme prévu, jusqu’où ces chaussures me permettront-elles réellement d’aller ?

Les vêtements sont déjà une partie de votre abri

Dans beaucoup de situations de survie ou de plein air, l’habillement constitue une composante essentielle de la protection.

Dans un sac d’évacuation, plusieurs couches de vêtements peuvent permettre de s’adapter à la température, à la pluie ou à une modification imprévue des conditions.

Cette logique rejoint ce que nous avons déjà abordé dans notre article sur le contrôle de la température corporelle.

Un vêtement n’est évidemment pas un bâtiment.

Mais il représente la première barrière entre le corps et :

  • le froid;
  • le vent;
  • la pluie;
  • le soleil;
  • les surfaces abrasives;
  • certains débris;
  • les insectes;
  • le terrain.

Avant d’utiliser un abri, il faut généralement réussir à l’atteindre. Les vêtements et les chaussures influencent directement cette capacité de déplacement.

Nous adaptons nos vêtements au plein air… mais beaucoup moins au quotidien

Lorsqu’on part en randonnée, la logique est assez naturelle.

On choisit généralement :

  • des chaussures adaptées au terrain;
  • des vêtements qui sèchent raisonnablement vite;
  • une protection contre le soleil;
  • des couches supplémentaires si la température peut changer;
  • un vêtement de pluie si les prévisions le justifient.

Dans la vie quotidienne, nous faisons surtout nos choix en fonction :

  • du travail;
  • du confort;
  • du style;
  • de la température immédiate;
  • de l’activité prévue.

C’est parfaitement normal.

Mais l’EDC ne concerne pas uniquement les objets dans les poches ou dans un sac.

La tenue que l’on porte fait elle aussi partie de l’équipement immédiatement disponible.

Le problème n’est pas la tong : c’est le contexte

L’ancienne version de cet article s’attaquait assez vigoureusement aux tongs.

Ce n’est pas vraiment le bon raisonnement.

Une tong est parfaitement adaptée pour :

  • la plage;
  • la piscine;
  • une douche commune;
  • un déplacement très court sur une surface appropriée.

Elle est beaucoup moins adaptée lorsqu’il faut :

  • marcher plusieurs kilomètres;
  • courir;
  • se déplacer sur un terrain irrégulier;
  • traverser des débris;
  • affronter le froid;
  • protéger le pied contre des objets coupants.

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail utilise exactement cette logique pour les chaussures de travail : la chaussure doit être choisie en fonction du danger présent, notamment les risques de perforation, de glissade, de terrain irrégulier, de liquides ou de blessures à la cheville.

Une chaussure n’est pas « bonne » ou « mauvaise » dans l’absolu. Elle est plus ou moins adaptée à l’activité, au terrain et aux conséquences possibles d’un imprévu.

Premier critère : pouvez-vous courir avec ?

C’est une question volontairement simple.

Il n’est pas nécessaire d’imaginer une course de plusieurs kilomètres.

Une urgence peut simplement nécessiter de :

  • quitter rapidement un bâtiment;
  • traverser une rue;
  • rejoindre un enfant;
  • s’éloigner d’un danger;
  • monter ou descendre plusieurs étages;
  • marcher rapidement jusqu’à un autre moyen de transport.

Avec les enfants, cette réflexion peut même devenir un jeu.

L’ancien article utilisait les zombies comme prétexte pour faire réfléchir : « Est-ce que ces chaussures sont bonnes pour fuir les zombies ? »

Évidemment, les zombies ne sont pas le sujet.

Mais la question fonctionne particulièrement bien avec un enfant :

« Est-ce que tu pourrais courir avec ça sans perdre ta chaussure ? »

Elle traduit immédiatement un concept assez abstrait — la mobilité en urgence — en quelque chose de concret.

Deuxième critère : la chaussure protège-t-elle réellement le pied ?

Les pieds sont particulièrement vulnérables parce qu’une blessure relativement mineure peut rapidement limiter la mobilité.

Le CCHST identifie notamment comme risques :

  • les objets pointus pouvant perforer la semelle;
  • les matériaux pouvant couper le dessus du pied;
  • les surfaces glissantes;
  • les terrains irréguliers;
  • l’exposition à l’eau;
  • les températures extrêmes.

Dans un environnement normal, ces dangers peuvent sembler lointains.

Après un accident, un incendie, une tempête ou une évacuation, l’environnement peut contenir :

  • verre brisé;
  • métal;
  • branches;
  • gravats;
  • eau;
  • surfaces glissantes;
  • escaliers endommagés.

L’objectif n’est pas de rechercher une chaussure capable de tout supporter.

C’est de comprendre le niveau de protection nécessaire dans le scénario envisagé.

Troisième critère : pouvez-vous marcher longtemps avec ?

Beaucoup de scénarios d’urgence ne nécessitent pas de courir.

Ils peuvent toutefois imposer davantage de marche que prévu.

Quelques exemples réalistes :

  • transport collectif interrompu;
  • véhicule immobilisé;
  • route inaccessible;
  • évacuation d’un quartier;
  • longue attente dans un aéroport;
  • marche entre le lieu de travail et une autre option de transport.

La capacité à marcher confortablement pendant plusieurs heures est donc probablement un critère beaucoup plus utile que la capacité théorique à parcourir 500 km pour rentrer chez soi.

Une chaussure adaptée devrait idéalement :

Tenir au pied

Le talon ne devrait pas constamment sortir et le pied ne devrait pas glisser à l’intérieur.

Être déjà confortable

Une urgence n’est pas le meilleur moment pour « casser » une paire de chaussures neuves.

Correspondre au terrain

Une semelle adaptée au sol réduit notamment les risques de glissade.

Le CCHST recommande d’ailleurs d’essayer réellement les chaussures en marchant, de conserver suffisamment d’espace pour les orteils et de s’assurer que le talon et la cheville sont correctement maintenus.

Quatrième critère : résisteront-elles suffisamment longtemps ?

Une chaussure utilisée uniquement pour une soirée n’a pas besoin de posséder les mêmes qualités qu’une paire destinée à parcourir des kilomètres sur une route dégradée.

Pour une paire ayant aussi une fonction de secours, regardez :

  • la qualité de la semelle;
  • l’adhérence;
  • la fixation de la semelle à la chaussure;
  • l’état des coutures;
  • la protection des orteils;
  • la résistance générale du matériau;
  • l’état des lacets;
  • l’usure du talon.

Une vieille paire extrêmement confortable peut sembler idéale jusqu’au moment où la semelle commence à se décoller.

La préparation passe donc aussi par l’inspection.

Les talons hauts posent le même problème de contexte

Comme les tongs, les talons ont leur place dans certaines circonstances.

Le problème apparaît lorsqu’ils constituent la seule chaussure disponible dans un environnement où une longue marche devient possible.

Pour une personne travaillant quotidiennement en chaussures habillées ou en talons, une solution extrêmement simple consiste à conserver une paire confortable :

  • au bureau;
  • dans la voiture;
  • dans un casier;
  • dans un sac prévu à cet effet.

La redondance permet de conserver le confort et le style en situation normale sans sacrifier la mobilité si la situation change.

Au travail : penser « retour à la maison »

Le lieu de travail est particulièrement intéressant parce qu’il représente souvent l’endroit où nous passons le plus de temps en dehors du domicile.

La question devient :

si mon moyen de transport habituel devenait indisponible aujourd’hui, est-ce que ma tenue me permettrait de rejoindre une solution alternative ?

Pour beaucoup de personnes, une simple paire de chaussures de marche conservée au travail suffit à répondre au principal problème.

Elle peut être complétée selon le contexte par :

  • chaussettes;
  • vêtement de pluie compact;
  • gants en hiver;
  • petite couche chaude;
  • eau;
  • éclairage.

Ce type de préparation coûte peu et n’affecte pas la tenue professionnelle quotidienne.

Dans la voiture : utile, mais pas comme seule solution

Conserver des chaussures adaptées dans le véhicule est également pertinent.

Mais l’ancien article soulevait un bon point :

que se passe-t-il lorsque vous êtes séparé du véhicule ?

La voiture peut être :

  • stationnée loin;
  • immobilisée;
  • inaccessible;
  • dans un garage fermé;
  • de l’autre côté d’un secteur évacué.

La paire dans le coffre constitue donc une excellente deuxième couche.

Elle ne remplace pas complètement la réflexion sur ce que l’on porte.

Moto : ici, la logique est complètement différente

L’exemple des tongs à moto dans l’ancien article était pertinent sur le fond, mais beaucoup trop moralisateur dans sa formulation.

La moto est simplement une activité dont le niveau d’exposition nécessite un équipement spécifique.

La SAAQ recommande des bottes qui :

  • couvrent les chevilles;
  • possèdent des semelles antidérapantes;
  • sont hydrofuges;
  • sont en cuir ou en textile résistant à l’abrasion;
  • possèdent des renforts appropriés.

Depuis 2025-2026, les cours et examens pratiques de moto au Québec exigent d’ailleurs des bottes ou chaussures fermées parmi les équipements de protection.

Une tong peut être parfaitement logique sur une plage et complètement inadaptée sur une moto. C’est exactement pourquoi l’analyse du contexte est plus utile qu’une règle générale sur ce que les gens devraient porter.

Et dans l’avion ?

L’ancien article expliquait ne jamais retirer ses chaussures pendant un vol pour être prêt à évacuer rapidement.

Je serais plus nuancé.

Il n’existe pas de raison de rester chaussé pendant chaque minute d’un long vol uniquement par crainte d’un accident.

Une approche plus simple consiste à :

  • voyager avec une chaussure permettant réellement de marcher;
  • savoir où elle se trouve;
  • éviter de bloquer l’espace avec des effets personnels;
  • rester attentif aux consignes de l’équipage;
  • ne jamais ralentir une évacuation pour récupérer des bagages.

Le choix initial de la chaussure reste néanmoins pertinent : une journée de voyage peut impliquer des kilomètres de marche entre terminaux sans aucune urgence.

Une chaussure de sécurité n’est pas nécessairement une botte tactique

Pour le quotidien, la meilleure solution peut parfaitement être :

  • une bonne chaussure de marche;
  • une espadrille de randonnée;
  • une chaussure urbaine robuste;
  • une botte légère;
  • une chaussure professionnelle offrant une semelle adaptée.

Le terme « tactique » n’ajoute aucune capacité en lui-même.

Ce qui compte est plutôt :

CritèreQuestion utile
MaintienLa chaussure reste-t-elle correctement au pied ?
ConfortPuis-je marcher plusieurs heures avec ?
AdhérenceLa semelle convient-elle aux surfaces prévues ?
ProtectionLe pied est-il suffisamment protégé contre les dangers probables ?
MétéoEst-elle adaptée à la température et à l’humidité ?
DurabilitéEst-elle en bon état et suffisamment robuste ?
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Pour les enfants aussi

Les enfants grandissent rapidement, ce qui rend plus difficile de conserver une paire de secours parfaitement ajustée pendant longtemps.

Mais le principe reste pertinent lors :

  • d’une excursion;
  • d’une randonnée;
  • d’un voyage;
  • d’une journée dans un grand événement;
  • d’une sortie familiale loin du domicile.

La question peut rester très simple :

« Est-ce que tu peux marcher, courir et jouer correctement avec ces chaussures ? »

C’est beaucoup plus utile que de demander à l’enfant de penser en termes de catastrophe.

Et en hiver québécois ?

Le contexte hivernal change considérablement les priorités.

Une chaussure permettant de marcher confortablement dans un centre commercial peut devenir complètement insuffisante à -20 °C sur une chaussée enneigée.

Selon les activités, il faut alors considérer :

  • l’isolation;
  • l’humidité;
  • l’adhérence sur neige et glace;
  • la hauteur de la botte;
  • la possibilité d’utiliser des chaussettes plus épaisses;
  • le temps d’exposition prévu.

Dans une voiture utilisée en hiver, conserver une vraie paire de bottes constitue souvent une mesure beaucoup plus utile que plusieurs gadgets d’urgence.

Une paire de secours au bureau : probablement le meilleur compromis

Pour quelqu’un dont le travail impose des chaussures peu adaptées à une longue marche, je retiendrais cette solution avant toutes les autres :

Mini-kit mobilité au travail

  • Une paire de chaussures déjà testée
  • Une paire de chaussettes
  • Un vêtement de pluie compact
  • Une petite couche adaptée à la saison
  • Une bouteille d’eau
  • Une petite lampe
  • Une banque d’énergie

Ce n’est pas un « kit de survie » spectaculaire.

Mais si les transports sont interrompus et qu’il faut marcher 5 ou 10 km jusqu’à une autre solution, il répond à un besoin concret.

Tester plutôt que supposer

Il existe une manière extrêmement simple de déterminer si une chaussure convient :

marchez avec.

  1. Portez-la pendant une journée complète.
  2. Marchez volontairement quelques kilomètres.
  3. Essayez des escaliers.
  4. Observez les points de friction.
  5. Vérifiez l’adhérence sur différentes surfaces.
  6. Inspectez la chaussure après l’utilisation.

Une chaussure affichée comme « outdoor », « tactical » ou « performance » peut être moins adaptée à votre pied qu’une paire beaucoup plus simple.

La chaussure qui fonctionne réellement sur vos pieds vaut davantage que celle qui semble parfaite sur une fiche technique.

Faut-il pouvoir marcher 500 km ?

Non.

L’ancien article utilisait cette distance comme scénario extrême.

Pour la préparation quotidienne, il est beaucoup plus raisonnable de réfléchir par étapes :

  • 1 km;
  • 5 km;
  • 10 km;
  • une journée de marche;
  • puis davantage si votre contexte particulier le justifie réellement.

Une personne travaillant à 3 km de son domicile n’a pas les mêmes besoins qu’une personne effectuant régulièrement des déplacements professionnels à plusieurs centaines de kilomètres.

Encore une fois, le scénario doit déterminer l’équipement.

La mobilité est une capacité de résilience

Nous parlons souvent de réserve d’eau, d’énergie ou de nourriture.

Mais pouvoir se déplacer est également une ressource.

Une ampoule sévère, une entorse, un pied mouillé en hiver ou une semelle décollée peuvent réduire rapidement cette capacité.

C’est pourquoi une chaussure adaptée possède une valeur particulière :

elle ne règle pas l’urgence.

Elle vous permet simplement de continuer à vous déplacer pendant que vous la gérez.

La préparation ne consiste pas à s’habiller chaque matin comme si une catastrophe allait survenir. Elle consiste à connaître les limites de son équipement quotidien et à prévoir une solution lorsque ces limites pourraient devenir importantes.

Conclusion : pensez à vos pieds avant d’avoir besoin de marcher

Les chaussures sont probablement l’une des pièces d’équipement les plus sous-estimées de la préparation quotidienne.

Elles sont déjà sur nous.

Elles n’ont pas besoin de batteries.

Elles peuvent fonctionner pendant des milliers de pas.

Et une bonne paire peut permettre de quitter un lieu, rejoindre un proche, rentrer chez soi ou simplement traverser un environnement devenu momentanément plus difficile.

Il n’est pas nécessaire de renoncer aux sandales, talons, chaussures habillées ou autres choix adaptés à la vie normale.

Il suffit parfois d’ajouter une deuxième option.

Le meilleur compromis n’est pas de porter en permanence la chaussure la plus robuste possible. C’est de ne jamais se retrouver sans solution lorsque la mobilité devient soudainement importante.

Questions fréquentes

Faut-il porter des bottes tous les jours pour être préparé ?

Non. Pour la plupart des situations quotidiennes, une chaussure confortable, stable et permettant de marcher correctement suffit. Une paire plus adaptée peut être conservée au bureau ou dans le véhicule lorsque le contexte le justifie.

Les tongs sont-elles mauvaises en toutes circonstances ?

Non. Elles sont adaptées à certains usages, notamment autour de l’eau. Elles offrent simplement peu de maintien et de protection lorsque le terrain devient irrégulier, qu’il faut courir ou marcher longtemps.

Quelle chaussure garder au bureau en cas d’urgence ?

Une chaussure déjà portée et confortable, permettant plusieurs kilomètres de marche et adaptée à la saison constitue généralement un excellent choix. En hiver québécois, une vraie botte peut être nécessaire.

Les chaussures de moto doivent-elles couvrir les chevilles ?

La SAAQ recommande des bottes couvrant les chevilles et conçues pour offrir notamment une bonne résistance à l’abrasion et une semelle antidérapante. Pour certains cours et examens pratiques au Québec, des bottes ou chaussures fermées font partie de l’équipement exigé.

Pourquoi les chaussures sont-elles importantes dans un sac de retour à domicile ?

Parce qu’un plan de retour reposant sur la marche suppose d’abord que les pieds puissent supporter la distance. Si les chaussures portées au travail sont inadaptées, une paire de secours peut apporter plus de valeur que plusieurs équipements spécialisés.

Sources et références

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Expert en préparation aux situations d’urgence et résilience citoyenne
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Mathieu Montaroux est un expert reconnu en préparation aux situations d’urgence, en sécurité civile et en planification d’évacuation au Québec. Fort de ses expériences dans les forces armées, comme paramedic et en tant qu’analyste et gestion de risques, il accompagne depuis plusieurs années les organisations, les familles et les citoyens dans l’amélioration de leur capacité de préparation et de résilience face aux crises. Il est le fondateur de Québec Preppers, une plateforme dédiée à la préparation citoyenne responsable, à l’autonomie fonctionnelle et à la réduction des impacts humains lors de situations d’urgence plausibles. Son approche repose sur la pédagogie, la mise en pratique progressive et l’adaptation au contexte réel, en conformité avec les cadres légaux et les bonnes pratiques en sécurité civile.
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